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Le passé ne semble pas avoir pénétré l'esprit (et la culture) de certains candidats acteurs à de hautes fonctions.

On connaît la chanson depuis plusieurs siècles. Et chacun sait qu'elle sonne faux. Tous les grands progrès techniques, de l'électricité aux chemins de fer, des machines industrielles à l'informatique, ont été décrits par des observateurs bizarrement jugés sérieux comme de futurs démolisseurs de l'emploi. Et à chaque fois, ces prévisions se sont révélées être diamétralement opposées aux faits qui ont suivi. Certes, l'avènement de techniques nouvelles a souvent, pour ne pas dire presque toujours, provoqué des substitutions entre anciens et nouveaux métiers. Mais les changements historiques ont toujours été dans le sens d'une activité économique décuplée. Pourquoi en serait-il autrement avec les innovations numériques qui commencent (à peine, ce que nous voyons n'étant qu'un début) à se propager ?

C'est pourtant ce dont sont persuadés des personnalités qu'il n'est pas nécessaire de nommer ici, et qui enchaînent gaillardement sur de supposées nécessités de "partage" du travail en en réduisant les temps pour chaque individu. Observons cependant un détail de vocabulaire qui, à nos yeux, a son importance. Lorsque le travail à accomplir devient insuffisant pour occuper tout le monde (des actifs), en réduire la durée n'est pas du partage. C'est, comme sur ce petit navire où les vivres vin-vin-vinrent à manquer, ohé ohé : on rationne !

En compulsant les actualités récentes, la poussée spectaculaire des effectifs chez OVH (l'hébergeur "recrute à tour de bras", commente Les Echos) incite à  remarquer que plus il y aura de composantes numériques dans la vie quotidienne, plus il faudra de bras pour s'en occuper.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- C'est un avis

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