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Pris au piège d'une tonitruante explosion des tarifs des carburants, les transporteurs aériens face à de sérieux soucis, entre respect des engagements et arithmétique vitale pour leurs comptes.
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- DVSM, 11 mai 2026. À l'impossible, nul n'est tenu, suggère un principe bien théorique. Les réalités sont parfois fort peu compatibles avec les promesses, seraient-elles contractuelles ou réputées telles. En apparence anecdotique, l'initiative tentée par une compagnie aérienne ibérique a non seulement le profil d'un exemple, mais pourrait se transformer en une quasi jurisprudence, si l'on peut utiliser cette terminologie dans le cas présent. Compte tenu des coûts du kérosène, qui ont encore plus explosé que ceux de nos pompes pour les automobiles, cette compagnie va tenter d'augmenter des tarifs sur des titres de transport déjà vendus à ses voyageurs. Au-delà du fait que des clauses dans des CGV (en général peu lues par les clients) puissent comporter une possibilité d'ajustement dans des circonstances exceptionnelles, c'est le principe fondamental d'une cession de service (ou produit) à un client pour une somme tarifée qui surgit. En ombre portée, se profile la nuance entre un "possible sur le coup", et ce qu'en retiendra la clientèle. Cet épisode est aussi un ballon d'essai lancé dans un domaine ou au moins deux facteurs ne manqueront pas d'être pris en considération. Le premier tient à l'activité du "travail aérien", largement installé désormais sur de la commercialisation longuement anticipée. De nombreux billets sont vendus plusieurs mois avant les dates d'utilisation, fondement des tarifs au plus juste, le "low cost" ou "bas coût". Mais une habitude qui ainsi expose le transporteur (et sa clientèle) à des fluctuations qui seraient mieux appréhendables dans une pratique à plus court terme. Le second facteur tient à la facette internationale des activités aériennes, et des pratiques commerciales impliquées. Les recours éventuels peuvent se révéler compliqués, avec des voyageurs allant dans certains cas jusqu'à partir d'un pays pour se rendre dans un autre, dans une compagnie installée sur un troisième territoire, tout en étant eux-mêmes d'une (encore) tierce nationalité. Bizarrement, voilà qui n'est pas sans évoquer des échanges commerciaux entre destinations on ne peut plus variées, règne du "on-line" désormais installé, et probablement promis à se développer davantage. Le monde est devenu un village, la mondialisation une facette... villageoise. Mérite observations attentives...
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