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Beaucoup d'aménagements sont consacrés aux vélos. Les lourdes pressions fiscales sur les carburants subies par l'automobile servent, sans contrepartie, à financer pistes, couloirs et attributions de parts du domaine public. Insolence…?
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- DVSM, 23 avril 2026. La facette supposée écologique des bicyclettes électriques reste un sujet qui se discute. Même constat pour les trottinettes. Certes, ces deux roues n'émettent ni particules, ni de gaz à effet de serre quand ils sont utilisés. Mais personne n'ignore que les montagnes de batteries dont ils sont équipés, exigeant l'utilisation de matériaux rares et coûteux pour leur fabrication, apportent une réplique pas si verte que ça à leurs vertus bien vite qualifiées de favorables à la planète. Et l'électricité qu'ils consomment pour leur recharge n'est pas davantage totalement exemplaire, les productions nationales en nucléaire et houille blanche -laissons de côté le débat non tranché sur le renouvelable- n'étant pas totalement à même de couvrir à 100% toutes les consommations.
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Cette prolifération du vélo qui a mangé du Li-Ion, (et de sa nerveuse et pétillante copine la trottinette) s'accompagne d'une autre facette qui ne peut être écartée d'un simple revers de manche. Pour leur donner des conditions de circulation franchement préférentielles, des milliers de kilomètres de pistes dédiées (et donc réservées) ont été créées, en ville, dans les banlieues, et même dans nos vertes et indolentes campagnes. Aménagements qui vont inéluctablement entraîner des dépenses futures, puisqu'il faudra pour toujours les nettoyer et les entretenir. Dans de nombreuses zones urbaines, de vastes parts des rues et avenues leurs sont à présent réservées. Au point de voir les automobilistes, les "mauvais" selon certains esprits, concentrés dans des couloirs ne représentant plus, sur certaines avenues, que la part la plus exiguë et minimale possible de la chaussée. Des utilisateurs d'automobiles ou d'utilitaires qui, en général, ne circulent pas dans le but de surpolluer l'atmosphère, mais pour répondre à des impératifs si simples et si concrets qu'ils échappent à la vision de certains décisionnaires. Dans ces conditions, ne serait-il pas logique que les utilisateurs de ces bicyclettes et trottinettes électriques (mais naturellement pas les vélos classiquement "musculaires") soient invités à contribuer financièrement à ces lourdes dépenses nouvelles qui leurs sont consacrées. Ceci par le biais de vignettes ou autres modes de prélèvements obligatoires, bien sûr vérifiables à tout moment. Quand il passe à la pompe, l'automobiliste contribue à une hauteur vertigineuse à tout ce qui le concerne et le dépasse. Chacun sa part serait plus équitable. Qui pourrait trouver cela anormal…?
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