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Faut-il se réjouir d'une durabilité devenue extrême dans l'univers de l'automobile particulière...? Il y a toujours deux faces à une médaille, parfois plus antagonistes que supposé.
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- DVSM, 9 avril 2026. La période compliquée traversée dans le contexte du conflit iranien aura mis en grande évidence, plus que toute autre crise précédente, le poids pris par l'automobile dans la vie quotidienne de tous. Devenues hors de prix, les ritournelles des pleins à la pompe ont souligné le degré de nécessité du véhicule pour le plus grand nombre. Pas que pour aller au travail, mais pour toutes les phases de ce quotidien. Pas que dans les zones rurales mais partout, en ville, en banlieue, en agglomérations moyennes... Mais pour les utilisateurs, une réalité qui devenait de plus en plus concrète se confirme pleinement, ne serait-ce que par les bilans qui, les uns après les autres, montrent que les véhicules possédés par les Français, et dont le parc, comme déjà indiqué dans ces pages, prend constamment de l'âge, s'avèrent aussi aptes à assumer de plus en plus longtemps les tâches qui leur incombent. Même les derniers enseignements venus des contrôles techniques confirment cette tendance. Ainsi s'éloignent des angoisses que tout individu éprouve dans la perspective de devoir remplacer "un jour" le véhicule qu'il possède et utilise. Si nous ne sommes plus à l'époque où se raccommodaient les chaussettes et se ressemelaient les chaussures (l'usage des baskets ayant de surcroît largement émoussé la mission de la cordonnerie). L'heure de faire durer l'auto a sonné. Et ça marche...! Super...! Victoire...!
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Amère peut-être, cette victoire, car cette durabilité s'installe doucement dans les esprits. L'occasion se vend et revend bien, même avec un kilométrage équivalent à un nombre respectable de tours du monde. Sauf que cette aubaine n'en est pas une pour l'industrie. Pas de quoi faire naître des sourires. Car cette activité lourde, dans un climat de concurrence internationale aux relents de plus en plus planétaires, et se combinant à des perspectives démographiques en berne, risque d'y laisser des plumes. Et avec elle, beaucoup d'autres composantes d'une vie économique, qui dès lors, devient la vie "tout court". L'emploi est en première ligne dans ce schéma préoccupant. Et se contenter d'une consolation en imaginant l'apport imminent de l'IA pour compenser cette fracture reviendrait à oublier que l'IA, de son côté, risque aussi de laminer certains potentiels d'emploi. Les industriels de l'auto ne sont pas les seuls au cœur du cyclone. Les composants, les matériaux, les bureaux d'études et les designers risquent de "trinquer", comme la logistique indispensable à cet ensemble productif. La réparation et l'entretien, comme le commerce du véhicule d'occasion, bénéficient de cette réalité, sans être d'un apport économique équivalent à celui d'une puissante industrie. Le détroit d'Ormuz peut en revanche se considérer comme bénéficiant d'un sursis. Les automobiles à motorisations thermiques sont loin d'avoir produits leurs ultimes chevaux. L'électrique n'aura plus qu'à prendre son temps... Vivent les tankers...!
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