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Les soucis de la France sont souvent attribués à une réalité...: l'Hexagone ne travaille pas assez. Toutefois, l'idée de travailler davantage... en même temps, soulève force hurlements...
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- DVSM, 14 avril 2026. Le premier "MAIS" prompt à surgir en réplique instantanée à l'idée d'être au boulot le jour de la fête du travail, est quand même très révélateur. Il ne fait que souligner une sorte de conviction largement partagée, dans la ligne d'un "d'accord, moi non plus", petite musique bien connue. Ce dans un paradoxe qui n'a sans doute échappé à personne. Les habitudes (et les chiffres) de nombreuses nations comparables montrent que nos rythmes de travail sont clairement inférieurs. Associés à une pathologie bien française du prélèvement obligatoire qui est en revanche championne planétaire, ces rythmes plus "cool" ouvrent la voie à une situation dont tout le monde souffre. Ainsi, nombreux sont ceux qui admettent qu'il faudrait travailler davantage. Cependant cette conviction solide semble surtout s'appliquer "aux autres". Chacun ayant, pour sa part (de travail) le sentiment de "laaaargement" en faire assez. De quoi alimenter des discutions qui tournent à la pantalonnade, d'autant que le monde politique qui s'en mêle n'omet pas d'y intégrer des préoccupations qui lui sont propres. Politiquement. Dans la tourmente du moment, les boulangeries paraissent occuper une place particulière. Avec un petit détail qui n'est mentionné que dans fort peu d'évocations. Pour être équilibrée économiquement, cette activité de boulangerie a très souvent recours à une corde complémentaire dite, en bon franglais, de "snacking". Ce qui, d'une manière claire, la place en position délicatement frontale face à des établissements de restauration, dont "rapide", où il est aussi possible de manger "sur place" et "d'emporter". Et voilà pourquoi ceux qui voudraient travailler à leur tour "s'emportent". Comme d'autres qui, au contraire, veulent imposer le repos. Est-ce une perche tendue pour revenir sur un débat bien plus large, amorcé par un certain Emmanuel Macron, alors en passe de se déclarer candidat à l'Elysée, concernant l'ouverture des commerces le dimanche...? Dans ces désormais vieilles querelles, les arguments des "pour" le repos, sous couvert de formulations lyriques à propos de jours dits "sacrés", frise la promesse d'un farniente qui colle mal avec nos nécessités économiques, budgétaires et concurrentielles. Promesse qui ne fait qu'alimenter un désir sournois mais ardent de certains, espérant peut-être voir "d'autres" accélérer sur le travail, ne serait-ce que pour leur garantir des revenus assez optimisés, leur permettant, par le biais de quelques prélèvements, de financer les aides versées à ceux qui se reposent.
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