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Les indicateurs concernant l'automobile particulière assombrissent encore un peu plus le ciel de l'industrie. Celle de l'Hexagone s'en trouve plus que jamais exposée dans les contours d'un avenir flou.

 

---DVSM---

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- DVSM, 20 mars 2026. Alors que les rayons d'un soleil printanier inondent villes et campagnes, cette lumière peine à illuminer l'univers de l'auto. Les chiffres qui s'affinent concernant l'année écoulée se dévoilent. Leurs enseignements tombent un peu comme des sentences, d'ailleurs un peu attendues et surtout redoutées. Deux indicateurs suffiraient à résumer un état des lieux, sans détour mis en exergue par le média spécialisé professionnel "Zepros".  L'âge moyen des automobiles particulières en France, de 12,3 ans, s'est allongé encore un peu, suivant une tendance déjà ancienne. Presque plus préoccupant, c'est dans le renouvellement que la dynamique semble encore plus gravement affectée. Près de 81% des automobiles du parc français ont plus de 5 ans d'âge. Naturellement, ces deux indicateurs présentent aussi une facette positive, puisqu'ils soulignent que globalement (et à part quelques gros soucis ponctuels), la fiabilité et la durabilité des voitures est en progression. Une arme à double tranchant pour l'industrie, car en produisant des automobiles plus solides, plus durables, elle pénalise ses volumes de demain.

Toutefois, il serait insuffisant de limiter l'observation à ces seuls éléments chiffrés récents. Ils contribuent en effet à rendre moins commode le décryptage des évolutions. Ainsi, faut-il, comme le font certains commentateurs, articuler les changements de rythme des ventes de véhicules neufs autour de la période très pénalisante du COVID, ou plutôt chercher à comprendre comment une forte pression en faveur des automobiles électriques aurait pu refroidir des ardeurs chez les acheteurs.? Depuis l'épidémie qui a imposé le masque à tout le monde, le volume des achats pour des automobiles sortant d'usine s'est replié de près d'un quart...! Estimé à un peu plus de 41 millions de véhicules, le parc en France pour les particuliers reste donc important, et il suffit s'observer les réactions bien plus qu'épidermiques provoquées par la montée des prix à la pompe pour mesurer l'utilité incontournable de l'auto dans la vie des Français (et pas, loin s'en faut, que pour aller au travail). Le véhicule, pour un ou plusieurs membres de tout ménage, n'est pas à la veille de sa disparition. 

Il n'en reste pas moins vrai que notre industrie nationale (et dans une tendance comparable, l'industrie européenne) en arrive à ce que certains qualifieront de fâcheuse posture. Avec un marché intérieur en repli, la croissance ne peut reposer que sur l'exportation. Là où se rencontrent des concurrents venus de loin, qui ont en revanche l'atout d'une croissance alimentée par les parts sur leurs marchés propres et par les points qu'ils glanent quotidiennement sur les marchés extérieurs, hexagonal et européen notamment. Les évolutions de la démographie, que chacun connaît, celles du pouvoir d'achat, et même l'uniformisation galopante des modèles, émoussant les envies, ne plaidant guère en faveur de meilleures composantes conjoncturelles. Nous en sommes là...

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Tag(s) : #- ÉCONOMIE, conjonctures..., #- TOUTE L'INDUSTRIE, #- Auto - Mobilités, #- A LA UNE
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