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Non seulement des concurrents venus de loin débarquent sur le marché, mais celui-ci est aussi confronté à ses propres défis, dont certains sont aussi, paradoxalement, le résultat d'un travail de plus en plus performant.
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- DVSM, 3 décembre 2025. On a connu des périodes plus fastes pour cet immense secteur industriel qu'est l'automobile. Comme le constatent de nombreux observateurs, quelques grandes tendances ou évolutions s'additionnent. La première tient dans le pouvoir d'achat, que l'ambiance à la française (mais pas seulement) fiscalement plus que menaçante amplifie. Au cours de la presque totalité de l'année en cours (resteront à décompter les ventes de décembre), les données pour les véhicules neufs sont assez inquiétantes, avec près de 5% de repli des ventes (4,92% selon les industriels). Pour les grands groupes européens, la potion est amère. Car dans ce total, il faut bien sûr compter avec la place faite aux nouveaux venus. Des Japonais, par exemple, dont certains brillent dans le ciel de l'hybride, une vente sur deux en France, ou des chinois, fabricants, ou insoupçonnés fournisseurs partiels pour certains bien de chez nous, que l'on attendait pas il n'y a encore que quelques années. Sur le plan purement technique, les hésitations et impératifs de choix stratégiques sont devenus des sources de maux de tête inédits chez les décisionnaires. Ce qui complique la tâche, sachant qu'un véhicule ne se conçoit pas, du point de départ au premier matin de sa mise en vente en moins de cinq à sept ans, pour une vie commerciale d'une dizaine d'années. Difficile donc de trancher pour ce qui sera commercialement vivant au moins jusqu'à l'horizon 2045-2050. Dans ce brouillard aux mille et un périls, et contraints de se plier aux règles d'un marché devenu mondial, chacun peut observer que les véhicules produits, inscrits dans des "segments" où il est crucial, pour ne pas sombrer, de faire le maximum possible (en ventes et en PDM), échappent aux originalités. Ce qui n'est pas en faveur d'une amplification des envies (on les appelle "motivations" dans les bureaux de marketing). Par ricochet, celui qui est le plus gros et le mieux équipé, avec éventuellement des lignes de fabrication les plus flexibles possibles (pour fabriquer indifféremment des modèles différents, éventuellement sous plusieurs marques) est aussi celui qui est le plus à même d'optimiser ses économies d'échelles, et sa profitabilité. Tant pis pour les autres...!
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Et voilà qu'au-delà de tous ces éléments propres à l'industrie elle-même, s'ajoute une pincée de données totalement extérieures. Et pourtant déterminantes, puisque démographiques. Tout l'occident (pas seulement l'Hexagone), est frappé par un repli des populations, et donc un vieillissement des acheteurs, moins émoustillés à l'idée de s'offrir une belle auto que de combattre quelques arthroses douloureuses. Moins de gens, moins de clients, c'est vrai pour tout, le Coca, les chaussures, l'auto... Laquelle s'est piégée elle-même. Avec des outillages plus précis, des matériaux mieux adaptés, des techniques améliorées, la "bagnole" dure, dure, dure... Les show-rooms et expos d'occasions sont remplis de modèles affichant des 100.000, 150.000, 200.000 kilomètres déjà parcourus, prêts à rendre encore de bons et loyaux services, pour un coût global qui, de son côté, tombe fort bien dans les spécificités de la période. Alors l'utilisateur garde, conserve, répare, et ne risque d'ailleurs pas grand chose, puisque souvent, sa jolie voiture n'est plus cotée. Vaut rien, donc rien à perde. Pour un autre achat, on verra... Ah...! Au fait, faut-il estimer négligeable l'influence forcenée de certains élus et autres politiques, en mal de se faire mousser, pour tout mettre en œuvre depuis un quart de siècle dans le bannissement de l'automobile, cette frénésie destructrice dont les auteurs vont avoir le loisir d'expliquer le bien fondé aux troupes de salariés de l'industrie qui, tôt ou tard, travail perdu, vont devoir se convertir en serveurs de kebabs ou intervenants de maintenance de vélos électriques en libre-service...?
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