L'OMBRE D'AMAZON À PLANÉ SUR LES RÉFLEXIONS DU GENDARME DU COMMERCE…
Quelle observation majeure pourrait être faite à propos de la naissance concrète du groupe FNAC-Darty ? Plus que le style, l'image, les concepts, les familles de produits, les clientèles, ce qui paraît dominer est le caractère extrêmement franco-français de l'alliance. Certes, il y a bien quelques implantations au-delà de nos frontières, comme Vanden Borre (Darty) au Bénélux, les FNAC de la péninsule ibérique… Mais globalement, tout cela reste surtout et avant tout chez nous. Il y a donc de fortes probabilités pour que du côté du bureau de Jeff Bezos, patron fondateur d'Amazon, on considère l'union qui vient d'être permise comme "un détail de l'histoire de la concurrence", pour paraphraser une formule devenue célèbre par son contour ambigu. Et chez Costco, qui veut s'implanter "aussi" dans l'Hexagone, on n'est peut-être pas loin du même avis. Ne parlons pas de Walmart, le n°1 mondial dont, dans les couloirs du siège, pourrait bien se murmurer "c'est en France, on y est pas, on s'en f…".
A bien y réfléchir, cette décision présente, par certaines facettes, les stigmates d'un tissu commercial par endroits d'ores et déjà perdant, surmonté par des géants planétaires, tissu qui se décide bien tard à tenter une protection en forme de contre-attaque un peu maigrichonne. De quoi songer au passé d'un secteur qui a su se protéger par bien des moyens des intrusions externes.
/image%2F1844442%2F20150915%2Fob_cb0234_carre-intro.jpg)