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Le moment vécu par le monde n'est pas seulement celui d'une période d'après conflit 39-45 pour les marchés, la "techno" et quelques grands vecteurs économiques. En France, comme sous d'autres horizons, cet instant se traduit par un douloureux réveil face à de sévères réalités.
---DVSM---
- DVSM, 21 janvier 2026. Dualité connue, l'instant présent se veut à la fois fin du passé et début du futur. Contrairement à ce qu'en suggère le mot, "l'instant" est grand, et bouleversant. Il y a quelques jours, était mise en lumière (lire ICI) cette période finalement heureuse. L'envolée du baby-boom et l'émergence de nombreux biens durables y avaient apporté une croissance initialement née de l'ampleur des nécessités de reconstruction, suite aux immenses dommages de guerre subis dans de nombreux domaines. La saturation désormais atteinte dans l'équipement des ménages (automobile, EGP, électroménager...), l'essoufflement du flux des nouveautés réelles, et la préoccupante érosion démographique engendrent un climat fort différent, inédit, chargé de mille et un défis. Une période, glorieuse selon certains, est donc bien terminée. Toutefois, il est important de noter que beaucoup d'autres pays subissent des effets comparables, avec des nuances locales. Un effet qui est très logiquement lié à la "synchronisation" pour l'ensemble des nations de la période de guerre. "Mondiale", cela a en effet bien voulu dire pour tout le monde, au même moment. Cependant, ce monde n'a pas cessé d'évoluer depuis, et de se doter d'outils en tous genres propres à repenser bien des habitudes, des méthodes, des équilibres. Sous le titre "Fin de l'après-guerre", voilà donc un propos dont les événements montrent que ce grand chambardement dans l'ordre du monde est économique, stratégique, politique, et même par certains côtés, civilisationnel. En Europe, continent qui a, depuis l'épisode et l'échec de la CED (Communauté Européenne de Défense), repoussée au début des années 50, le jeu a été celui d'une sorte d'approche pudique des problèmes, se limitant à des sujets commerciaux et "mécaniques". Le Vieux Continent entendait ne pas trop parler de choses militaires, d'armées, d'alliances, s'étant déchiré douloureusement depuis la nuit des temps. Une attitude rendue commode grâce à la protection venue de l'autre rive de l'Atlantique, à un moment où le vent d'Est était de surcroît plus belliqueux et totalitaire que jamais. Si cette fin d'un après-guerre n'est pas interprétée sensible par de nombreux observateurs dans la vente des téléviseurs, des smartphones, des automobiles, elle l'est dans des attitudes et des mouvements que d'aucuns estimeront ennuyeux, voire intolérables. Mais qui ne pouvaient que surgir un jour, perspective qu'une confortable somnolence risque d'avoir dangereusement occultée. L'après "après-guerre" n'est peut-être qu'un brutal après-rêve. Puisse le rêve américain, qui avait stimulé tant de choses, ne pas trop en pâtir...
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