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Les préoccupations ayant pour origine le constat d'une absence totale de maitrise de la dette s'emballent. Un souci largement attribuable à une terrible méconnaissance du plus grand nombre à propos d'une arithmétique aussi simple qu'implacable. 

 

---DVSM---

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- DVSM, 26 juin 2026. Devra-t-on dire un jour que la France a souffert d'une longue maladie...? Fondamentalement, l'endettement n'est pas un mal. De nombreux ménages y ont eu recours, par exemple, pour contracter un prêt sur 15 ou 20 ans afin de se doter d'une résidence principale, devenue leur patrimoine*. Ce qui devient une pathologie est l'endettement à outrance. Et curieusement, les particuliers (et les entreprises) finissent toujours par buter sur une impossibilité d'emprunter au-delà d'un certain niveau. Tous simplement parce que la banque, leur banque, (et autres organismes prêteurs) s'y opposent, et alors que les commissions destinées à lutter contre le surendettement peuvent entrer dans une démarche salvatrice. Pourquoi l'Etat échappe-t-il à cette limite que connaissent individus et entreprises...? Simplement parce qu'un pays ne "meurt" pas, ou ne sera pas mis en liquidation. La France était là sous Henri.IV, sous Louis.XIV, sous Napoléon, sous René Coty, elle sera encore là bien après la fin du mandat de l'actuel président. Nous, vous, moins sûr...

Alors on lui prête, sans pour autant qu'aucune surveillance ne soit exercée. Le public entend parler de la BCE, des agences de notation, du FMI, puis prête son attention à la météo, aux tensions internationales... Et la notion d'une dette qui semble lui passer au-dessus de la tête s'installe. Durablement. Pourtant, l'engrenage de l'endettement est extrêmement simple à comprendre. Contrairement à ce qu'imaginent de nombreux citoyens, et pas seulement ceux dits peu instruits, l'Etat n'a aucune source magique pour "produire" des fonds (les impôts et autres prélèvements échappant à toute notion de magie). S'il a quelque chose à payer (comme par exemple les salaires et les cotisations sociales de ses salariés -fonctionnaires-, ou les factures des entreprises qui assurent des tâches multiples, etc.) et que ses comptes sont à zéro, il ne peut procéder à ces règlements qu'en empruntant auprès de banques ou organismes financiers, ce qui alourdit son endettement. Et finalement, au-delà d'un certain seuil (ou plafond) ces prêteurs "coincent", par prudence... Vous-même, prêteriez-vous à un emprunteur dont les aptitudes au remboursement vacillent...? L'exemple de la Grèce, sous l'onde de choc des subprimes, reste dans les mémoires, avec des employés de l'Etat ne pouvant plus toucher leurs salaires, des titulaires de comptes dans des banques ayant quelques économies et se les voyant ponctionner **  

Comme le soulignait le quotidien Les Echos, et alors que des observateurs économiques, tout comme la Cour des Comptes, manifestent une inquiétude amplifiée, la réalité concrète reste probablement encore loin des esprits de la population. D'autant plus que ce Monsieur Tout le Monde ne sait pas ce qu'il peut faire, et si même il peut concrètement faire quelque chose, pour corriger la situation. Et comme dans ces ménages aux prises avec un endettement qui les dépasse, les évocations du fameux "dépenser moins" adressées à l'Etat se heurtent à des montagnes d'oppositions, des "nous avons absolument besoin de ceci, pas question de renoncer à cela...". Alors que doucement, le classique "il va falloir travailler plus" s'incruste avec la variante inéluctable qui dit "Il fallait depuis longtemps travailler plus" - et qui plus est, sans forcément gagner plus pour autant, ajoutent des audacieux courageux qui n'ont certainement pas tort...***- Au pied du mur... C'est là que l'on voit le maçon, celui qui sait reconstruire, surtout s'il répond à cet impératif devenu maxime.:."Bon maçon, bon béton. Et inversement"...!

* Que certains rêvent de leur confisquer, à petites ou moyennes ponctions fiscales, jusqu'à leur succession...

** Rappelons qu'en France, les établissements bancaires ne garantissent qu'à hauteur de 100.000 euros les avoirs de leurs clients, tous établissements d'un même groupe bancaire confondus et donc inclus.

*** Ce "sans gagner plus" n'implique pas un repli sur les revenus. Avec des taux d'imposition moins élevés, non seulement le "travailler plus" est positif pour l'entreprise, et entraîne un "net" revalorisé...Osons...!

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Tag(s) : #- A LA UNE, #- Eco-conjoncture, #- GROSSES FRAYEURS, #- HISTORIQUE, #- RÉALITÉS
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