A Ancenis (Loire Atlantique), les catalogues et brochures "BAL" ont intégré la politique locale de la collecte des déchets !
Non contentes de bâtir des usines à gaz administratives (lire ici les nouvelles conditions de ramassage de la communauté de communes, COMPA, du pays d'Ancenis, qui entre en vigueur dès janvier),* les dispositions s'accompagnent de conseils, comme celui consistant à placer sur les boîtes aux lettres des ménages une mention "non à la publicité". D'où moins de déchets à éliminer !
Mais quand les publiphobes comprendront-ils que cette publicité (qui fonctionne bien, sinon, les enseignes, qui ne sont pas dirigées par des professionnels stupides, cesseraient de l'exploiter) est un outil de l'activité économique. Activité économique dont certains oublient qu'elle est à la base de ce que permet notre société, et notamment toutes ses prestations sociales. Sans elle, point de retraites, point de sécurité sociale, point de prise en charge à 100% pour les personnes ayant des maladies graves, pas d'indemnités de chômage...
De plus, cette manière de traiter la pub BAL (boîtes aux lettres) revient à envoyer sur les roses des équipes dans des entreprises commerciales sans songer qu'elle soutien leur travail. C'est du "j'm'en fous des autres" au premier degré !
Notons que le travail des équipes des enseignes n'est pas le seul rejeté. En amont, il y a bien sûr les professionnels de la communication, de la conception jusqu'aux métiers de l'impression et même de la diffusion. Que ceux qui mettent cette publicité dans les boîtes au lettres retournent à Pôle Emploi, et que ça saute !
Certes, il n'y a pas que le Pays d'Ancenis (sympathique cité à une trentaine de kilomètres de Nantes) qui se livre à de telles initiatives, sans doute dans un élan d'idéalisme doublé d'une certaine inconscience. La publicité, associée à la consommation, deux éléments que certains veulent voir réduire ou même disparaître, constitue un axe que l'on a déjà vu sévèrement visé à travers les décisions de la municipalité de Grenoble, ou ces jeunes dames masquant le mobilier urbain dans les rues de Lille, à titre d'exemple. Il est probablement temps que la distribution réagisse vigoureusement à de telles positions.
* Facile d'imaginer les "économies" qui vont résulter d'une telle tarification et de sa mise en pratique, sans oublier ceux qui vont délicatement se débrouiller pour faire passer leurs frais sur ceux de leurs voisins...!
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