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Tout près de la place de la Bastille, à Paris, une institution quasi légendaire vient de disparaître. Paul Beuscher, "le" magasin spécialiste en instruments de musique de la capitale, vient de définitivement fermer ses portes. Paris n'est déjà plus Paris...
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- DVSM, 12 novembre 2025. Plusieurs volets se chevauchent dans cette actualité. Dont celui qui concerne les établissements spécialistes de domaines de loisirs, qui mérite un volet à part entière (promis, on y revient très vite). Pour l'heure restons en ville, et contemplons le désastre. "On trouve tout à la Samaritaine" disait un slogan archi-connu... Mais ça, c'était avant, puisqu'on ne trouve même plus la Samaritaine. Qu'on le veuille ou non, la superbe prestation de l'enchaînement Delanoë-Hidalgo, amorcée peu après l'an 2000, a fonctionné à merveille. Son souhait majeur très clairement exprimé, "dégoûter les Parisiens de l'automobile" a été exaucé au-delà de toute espérance. Les Parisiens et les Franciliens, pour aller au bout de la narration, puisque sur les environs 12 millions de résidents dans cette région parisienne, seulement 2 millions habitent intra-muros. Et tous les autres venaient nombreux chercher dans l'ex-Lutèce ce qu'ils ne trouvaient nulle part ailleurs. Dont des guitares, des pianos, des batteries, des accordéons, des claviers arrangeurs, des synthétiseurs, des partitions... Alors que d'autres, pas spécialement axés sur la musique, savaient, par exemple, qu'au sous-sol du BHV, tout bricoleur de "haute condition" trouvait des écrous, des vis, des rondelles, des cornières, des chevilles, des perceuses, des tringles, des... enfin tout, à des dimensions clairement hors "ventre du marché", et encore de multiples trucs, machins et autres bidules que jamais les GSB n'ont osé mettre dans leurs linéaires.
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Dès 2001, le ton est donné. La rue de Rivoli, l'un des grands axes créés par le Baron Haussmann, qui traverse Paris d'Est en Ouest (et donne accès au BHV, à la "Samar" et à d'autres lieux effervescents), est partagée en deux, une petite moitié pour les autos, une grosse moitié pour un possible vélo. Ce n'était qu'un début, pour d'autres le début de la fin.
Inutile de faire la liste de ces victimes d'une conception économique suicidaire de la ville, tombées les unes après les autres... Qui, de nos jours, irait chercher quelque produit "micro" avenue Daumesnil, si Surcouf y existait encore...? Justement, cette "conception" évoquée ci-dessus est fort mal tombée. Elle s'est inscrite en phase parfaite, hélas, avec le plus vigoureux déploiement de tout ce qui à commencé à se traiter en ligne. Et alors que, en périphérie parisienne, les centres commerciaux avaient pris leur essor et optimisaient leurs régimes de croisière. Paris n'est pas la seule métropole de l'Hexagone à avoir subi les outrages d'un acharnement qui se prolonge, et tourne parfois à l'apothéose. Mais comme le soulignent à juste titre quelques chroniqueurs politiques, "les gens ont voté". Et ils revoteront bientôt. Vive les pistes cyclables...!
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