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Affichant des résultats contrastant avec les réalités d'une conjoncture difficile, les grands centres semblent totalement valider les ingrédients d'un concept pertinent et gagnant.
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---DVSM---
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- DVSM, 18 juin 2026. Voilà sans doute un résumé qui risque de soulever l'ire des nostalgiques du centre-ville. Dans leurs pointages sur les périodes récentes, les Klepierre, URW (Unibail Rodamco Westfield), Hammerson ou encore Carmila (CC du groupe Carrefour) et quelques autres, ressortent des indicateurs dans l'ensemble positifs, qu'il s'agisse de leur activité ou de leur fréquentation. Diverses études récentes menées sur ces pôles axés sur le commerce, mais aussi beaucoup d'autres composantes, confirment cette réalité. Un détail dans les chiffres révélés est propre à retenir l'attention. 27% de ceux qui fréquentent régulièrement ces espaces et galeries admettent s'y rendre pour... flâner.!*
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N'est-ce pas, très précisément, cette particularité perdue que déplorent ceux qui pleurent la disparition des rues et avenues animées d'un passé qui commence à devenir lointain.? Il reste que dans toute analyse, l'important n'est pas de confondre les effets et leurs causes. Si la ville a perdu ses atouts pour... flâner, faire des emplettes, aller vers des loisirs, faire une pause en terrasse, aller au cinéma, etc... (ce que l'on retrouve dans nombre de ces CC), c'est d'abord parce que cette ville a perdu son noyau dur qu'était le travail. Une histoire au long cours... Le développement des chemins de fer, le "désenclavement" des régions, les déplacements de populations, furent longtemps essentiellement liés à ces personnes qui, selon l'expression classique, "partaient à la ville pour y travailler". Et donc s'y loger, et y vivre, au sens large. Des mémoires, s'est effacée la réalité de ce qu'était l'animation laborieuse de la ville "d'hier". En effet, les entreprises de tous domaines, même artisanales, se sont développée. Elles ont eu besoin de davantage de place, et sont parties vers des zones périphériques. Lesquelles ont aussi absorbé les vagues démographiques en forte croissance durant des décennies. Les grands centres commerciaux, dont certains créateurs français furent parmi les pionniers, ne se sont pas seulement développés dans l'Hexagone. On en rencontre tout autour de la planète. Ils concrétisent une attraction qui s'articule autour d'une facilité d'accès (dont le stationnement), des offres multiples, beaucoup sortant de la lancinante et lugubre rengaine du "low cost", et un confort que la clientèle apprécie, qu'une canicule, une pluie qui mouille ou une fraîcheur hivernale givrante soient au rendez-vous du ciel. C'est aussi une famille de lieux de commerce qui se distingue désormais nettement de pôles moins convoités, plus orientés -et donc limités- vers du quotidien "ordinaire", allant de la supérette au super ou à de l'hyper seulement accompagné d'une modeste galerie marchande ayant souvent du mal à survivre (les cellules vides le démontrent).
* Etude Jérôme Fourquet pour Carmila.
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