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Certaines grandes transitions, ruptures largement plus que techniques, transformant sans retour les usages, ont dans des domaines aussi nombreux que différents, tourné des pages sur des activités d'ampleur. L'auto est-elle entrée dans un tel mécanisme, véritable piège pour toute une filière...? Ou presque...

 

---DVSM---

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- DVSM, 17 juillet 2025. Sous l'impact des mobiles connectés capteurs d'images, l'industrie photo a été en partie décimée. Quand le transport aérien sur longues distances est devenu courant, l'ère des paquebots a définitivement pris fin. Bien sûr, l'usage de la photo, et même la fabrication d'appareils de prises de vues, restent des activités, mais à une échelle sans commune mesure avec ce que fut le siècle (et un peu plus) de l'argentique. À Saint-Nazaire, des géants des océans sont encore construits, mais ils ne serviront plus à des hommes d'affaires pour aller d'Europe vers l'Amérique, mais pour dépayser et distraire des milliers de touristes.

C'est peu ou prou l'irruption de l'électricité qui a sonné la fin d'une époque de l'automobile. Il n'y a pas de séisme, même mineur ou presque anecdotique, sans conséquence. Sous les initiatives d'un individu, certes, mais dans le prolongement d'une ambiance qui s'est détraquée dès les chocs pétroliers des années 1970. L'électricité donne depuis l'illusion d'une sortie de la dépendance de l'or noir. Illusion car, à l'échelon mondial, l'électricité, qui n'est pas en elle-même une énergie, reste largement (et majoritairement) issue des ressources fossiles, pétrole, gaz et même charbon. Chaque jour, la démonstration d'incertitudes des industriels sur les stratégies qu'ils espèrent pertinentes pour le futur devient un peu plus révélatrice. La perspective de l'interdiction des motorisations thermiques d'ici 10 ans, de plus en plus considérée comme déraisonnable, voire franchement folle et suicidaire, a d'ores et déjà presque laissé la place à d'autres hypothèses. Et d'autres angoisses. Car face à ce choc, le consommateur, que l'on croit pouvoir canaliser, mais qui ne fait qu'en fonction de ce qu'il préfère a été, probablement pour toujours, téléporté dans "sa" nouvelle époque. Les options de la production ne se situent donc plus seulement entre électrique, ou thermique, ou hydrogène, ou encore autre chose. Bon nombre de clients ont préféré attendre pour voir. C'est le déclenchement d'un large vieillissement du parc. Ce faisant, ils ont découvert, Bon Dieu, mais c'est bien sûr, que les automobiles peuvent vivre bien plus longtemps que les mécanismes de la mode et du commerce l'avaient établi. La conséquence pour l'industrie risque de se concrétiser par une vertigineuse révision des fréquences de remplacement, du reste déjà embrayée. Et donc par des volumes à fabriquer nettement moins importants "qu'avant". Lesquels sont en outre déjà affectés par d'autres choix des citoyens. Comme se doter de bicyclettes et de trottinettes pour des déplacements urbains et semi urbains, opter pour le train (électrique, donc pourtant dans ce tourbillon trompeur d'un univers supposé hors fossile). Pire et qui n'arrange rien, les véhicules électriques d'occasion se revendent fort mal. D'où un motif supplémentaire pour différer l'achat d'une nouvelle auto. Mais un bonheur n'arrivant jamais seul, ces adeptes de plus en plus nombreux des 200, 300, 400.000.km, parcourus en 10, 12 ou 14 ans, s'aperçoivent qu'au-delà d'un âge "certain", leur véhicule n'est plus coté, a une valeur théoriquement nulle. Le vieillissement ne leur coûte donc plus rien. A comparer avec ce qu'il perdraient en trois ou quatre années sur la valeur d'une "toute neuve"... L'industrie en est probablement là, et il semble que certains dirigeants en soient aussi à une analyse comparable. D'où ces perspectives de réductions d'effectifs qui hantent pas mal de salariés de cette industrie (sous-traitants inclus). De là à comparer certains patrons d'industriels historiques ayant préféré changer de métier, comme le capitaine d'un Titanic qui aurait choisi de vite devenir hôtelier, voyant un iceberg droit devant, il n'y a qu'un pas. Mais au fait, dans l'introduction de cette rubrique, figure un "ou presque"... Presque quoi...? Si l'industrie a des reconversions à imaginer, le secteur de la réparation, maintenance et plus, voit les évolutions présentes sous un jour prometteur. Puisque, quelle que soit l'énergie choisie, les déplacements, courts et longs, ne sont pas à la veille de disparaître. Ouf...!

 

- Réagir : dvsm.redaction@orange.fr

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Tag(s) : #- TOUTE L'INDUSTRIE, #- Autour de l'auto, #- A LA UNE
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