
Inexorablement, les pharmacies ferment, ce qui n'est pas sans effet sur l'activité commerciale, en particulier dans les zones urbaines.
- DVSM, juin 2018. Nous ne sommes pas dans l'EGP ou le numérique, et pourtant... En 5 ans, plus de 900 pharmacies ont, selon les informations qui viennent d'être rendues publiques par l'Ordre des Pharmaciens, fermé leurs portes sur le territoire. Soit 9 par département, en moyenne, ce qui est bien sûr considérable. Nous avions il y a quelques temps souligné, notamment en relation avec la tendance à la perte d'activité des centres villes, l'importance de l'officine en tant que composante essentielle de tout espace souhaitant voir sa clientèle lui rester fidèle. Si les consommateurs ne se rendent certes pas tous les jours dans un établissement dédié aux produits de santé, le fait qu'il existe ou pas dans une zone urbaine, ou que ses horaires d'ouvertures soient mal adaptés aux contraintes des consommateurs (fermeture trop tôt le soir, par exemple) est déterminant. Il est facile de comprendre qu'un ménage avec enfants, dans lequel les deux parents travaillent (c'est la configuration la plus répandue) se dirigera plutôt vers un lieu avec une officine, ne serait-ce que le soir ou un bambin a contracté la moindre rhino-pharyngite. Les soucis que traverse ce métier sont de diverses natures, et loin de se résumer aux rapports avec le reste du commerce. Mais ils ne faudrait pas les en dissocier, la vie économique des uns et des autres étant liée. Voilà un domaine où il y a sans doute des évolutions à conduire, dans l'intérêt de bien d'autres domaine que celui de la distribution des produits pharmaceutiques.
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