
Attachons nos ceintures, zone de turbulence possible.
- DVSM, avril 2018. C'est simple, le prix du baril d'or noir a pratiquement doublé depuis ce moment radieux où les économistes se montraient optimistes. Les étoiles sont peut-être en train de se désaligner. Mauvaise pioche, pour l'activité économique et donc commerciale. Car, subrepticement, le petit compteur à la pompe monte, monte, monte… Laissant chaque jour un peu moins de liquide pour beaucoup d'autres dépenses. Voilà qui tombe d'autant plus mal que du côté des voies ferrées, la grève conduit de nombreux individus à prendre leur automobile pour aller travailler "quand même". Les embouteillages record dans les périphéries urbaines et la crête du covoiturage démontrent que la ponction va s'avérer indigeste au moment de faire les comptes, côté ménages. Or, cette poussée de la précieuse huile de roche s'observe alors que les réserves de la planète, ressources de schistes incluses, n'ont jamais été aussi abondantes. Ce qui plaiderait plutôt pour un repli tarifaire.
Une interrogation sur la consommation s'ajoute à ce phénomène ennuyeux. Outre-Atlantique, le chômage recule et les salaires sont plutôt bien orientés. Mais des économistes sérieux observent que ces deux facteurs combinés n'entraînent une remontée de la consommation que fort modeste par rapport à ce qu'ils auraient dû engendrer. Et ils sèchent pour trouver des explications. Fatigués d'acheter, les consommateurs…? Serait-ce simplement une panne de la motivation, ou une sorte de "besoin de rien ou presque" après des années de consommation à rythme soutenu…?
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