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Est-on trop sévère, ou pas assez, avec les locataires successifs du célèbre grand bâtiment surplombant la Seine, quand même un peu pris au piège des stratégies et des choix de leurs collègues...?
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- DVSM, 15 septembre 2026... La loi de l'élastique est simple : à force de le tendre, il se rompt, et le fier tendeur se prend la cinglante, soudaine et douloureuse correction. C'est sur la question des retraités que la tension, au sens de l'élastique, s'accroit. Entre fiscalité et services du Ministère de Finances, il y a sans doute plus qu'un lien. Mais encore...! De là à faire porter par les occupants du plus haut et plus beau bureau de l'édifice de Bercy l'intégralité du chapeau pour l'ensemble de la situation aiguë des niveaux de prélèvements dont souffre l'Hexagone, il y a une exagération résultant d'une très mauvaise perception (ok, mot provocateur) des réalités. Ce ministre, on l'imagine économiste, gestionnaire de très haut niveau, armé d'une culture lui permettant de jongler avec les enseignements des plus récentes et pertinentes données conjoncturelles. Correction. Une observation simple et concrète montre qu'il serait plutôt, à l'image de l'entreprise et de sa structure, le comptable, ou même le directeur financier. Celui qui gère les rentrées, les insuffisances, va tailler le bout de gras chez le banquier, sait dire oui ou non aux suggestions politiquement cuisinées de-ci de-là. Et dans le concret, quand même tributaire d'une spectaculaire cacophonie décisionnelle qu'il semble maîtriser en chef, mais subit plutôt en victime (victime volontaire bien rémunérée, au point d'en redemander). Nous y voilà. Comme dans une structure où le directeur du marketing veut une nouvelle identité visuelle, le directeur technique opte pour une refonte de l'appareil de production, la DRH installe des recrues mieux diplômées, etc.. Le maître à bord de l'économie nationale, comme le spectateur stoïque sur la digue d'Ostende reçoit les embruns venant du large, se prend les vents turbulents et désordonnés de ses collègues gouvernementaux. Comme tous ceux qui, au risque de voir une digue céder, en rajoutent sur les retraités, coupables soudain inventés des malheurs de l'amère patrie. Arbitrer...? Ce n'est pas la mission d'un "simple" ministre. Il faut -faudrait- pour cela la poigne d'un Directeur général (ou Premier Ministre) ne jouant pas la montre, voire les instructions inspirées, transmises par qui de droit et irrévocables, donc un digne et ferme PDG (ou Président). Si bien sûr, celui-ci n'est pas parti faire du jetski dans les environs de Miami, ou déjà en pourparlers avancés sur une tout autre mission, totalement ailleurs, charge nouvelleà accepter d'ici quelques mois. L'actionnaire -celui qui, au bout du compte sort le chéquier-, est-il autorisé à se mettre en une furieuse colère...?
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