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Si la célèbre "mémoire d'homme" a son histoire, celle des pixels ajoute des repères qui peuvent parfois jongler avec la vérité et même avec l'Histoire, sans intention systématique de mensonge. Encore que...
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- DVSM, 18 février 2026. "Que d'eau" avait commenté avec une pertinence non contestable un président lors de la crue de 1910, subie à Paris, et dans bien d'autres villes et régions. En ce mois de février 2026 fort arrosé, la France est dite en crue généralisée. Une situation peu courante, et pourtant pas totalement exceptionnelle. L'Atlantique Nord déverse "ouestement" et inlassablement depuis la nuit des temps ses dépressions nerveuses qui, parfois, plus nourries que d'autres, infligent des tracas, voire pire, allant des dégâts liés à aux vents tempétueux aux lieux, berges, quartiers, villes et plus, endroits submergés par des pluies excessives. C'est actuellement le cas et, comme pour les chutes de neige, la situation provoque une sortie débordante des appareils à immortaliser les images. Jadis, les appareils photo étaient à l'ouvrage, largement supplantés par les smartphones.
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Une conséquence insolite entre les inondations et la volonté de faire des clichés apparaît donc dans cette réalité. De quoi garder des souvenirs, témoigner, comparer plus tard éventuellement. Toutefois, cette frénésie d'images a généré une certaine tentation de porter au sommet de l'histoire des débordements l'épisode de 1910. Vécue très douloureusement par la capitale, la crue effectivement énorme de ce début de 20ème siècle avait été fort longue, et pour ne rien arranger, coïncidait partiellement avec une pénible vague de froid. De quoi parfois décrire cette crue comme la plus sévère ressentie dans le bassin baigné par le Seine, documents à l'appui.
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Pourtant, elle ne fut pas, contrairement à des idées souvent admises, le pire débordement enregistré par Paris au fil des siècles. Plusieurs crues furent même nettement plus prononcées, comme par exemple celle de 1658... Mais, irruption de la nouveauté, en 1910, est née et désormais largement exploitée la photographie. Et les prises de vues vont à l'occasion être multipliées. Beaucoup alimenteront une superbe application qui en découle directement, la carte postale. Une abondance d'images deviendront également le sujet central de nombreux ouvrages, remplis de ces cartes reproduites et d'autres clichés. Les gazettes n'ont pas échappé à ce débordement de vues immortalisées, que le cinématographe a su aussi "mettre en boîte". Ce qui n'est pas pour rien dans ce fréquent quasi "surclassement" de l'évènement. Pas sûr que les leçons aient été totalement assimilées, en particulier en ce qui concerne tout ce qui s'est édifié dans des sous-sols et niveaux inférieurs -commerces inclus- avec une confiance que certains qualifient d'un peu aveugle dans des protections créées depuis en prévision de crues futures. Sans pour autant exclure des intempéries allant au-delà de tout ce qui a été connu jusqu'alors.
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Autre leçon, plus actuelle et en relation directe avec les images et leurs interprétations. Outre les évolutions déjà connues dans les techniques de montage et de trucage de l'image fixe ou animée, est arrivée l'hypothèse que cette vision soit servie par quelque conversion imaginaire, avec le secours de l'IA...! Les débordements d'une nature plus pernicieuse pourraient inonder la société... Un risque qu'il n'est pour l'heure pas commode d'endiguer.
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