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- L'art de se moquer atteint des sommets insoupçonnés. La quasi honteuse invitation à basculer vers l'électricité pour rouler moins cher peut-elle tromper ce consommateur estimé stupide...?
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- DVSM, 7 avril 2026. La France courbe l'échine sous le poids de l'explosion tarifaire des carburants. Le conflit iranien et les passages étroits, menacés, par lesquels doivent transiter les tankers lourds de ces millions de barils d'or noir destinés à alimenter les mobilités de la planète, ont fait grimper les cours. Un phénomène davantage lié à un panurgisme international qu'à de réelles causes, puisque l'extraction par elle-même ne coûte pas un centime de plus qu'il y a quelques mois, et que jusqu'à présent, il n'y a pas de pénurie (laquelle ne rendrait le litre de carburant plus cher que selon ce principe établissant que ce qui devient rare n'est plus bon marché). En France, nous ne manquons pas de ces savants responsables, venant se glisser dans les dalles de nos récepteurs TV pour suggérer LE remède. Pour éviter ce genre de fluctuation, il faudrait et suffirait de transférer à une alimentation électrique tout ce qui ne l'est pas. Dont l'auto. Symptôme soit d'une possible incompétence par manque d'information, soit un pur mensonge. La lourde tarification à la pompe ne résulte pas, en effet, des seuls cours du Brent, mais d'une évaluation de ce dont ont besoin nos finances publiques. Comme la lourde imposition de tout le reste. Si le mensonge peut s'avérer seulement "documentaire" dans la formulation que chacun peut entendre plusieurs fois par jour, il peut devenir une véritable faute trompeuse en laissant croire que ces nécessités des comptes nationaux ne seraient pas répercutées vers l'automobile si celle-ci était soudain électrifiée. DVSM a d'ailleurs depuis longtemps souligné cette perspective incontournable, du moins tant que la philosophie fiscale à la française n'aura pas été reconsidérée d'une manière fondamentale. Ce qui se prélève aujourd'hui via les carburants sera inévitablement prélevé par équivalence sur le courant.
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Pour traduire cela d'une manière encore plus crue, rappelons que le barème appliqué aux hydrocarbures ne dépend réellement que d'un facteur essentiel.: la profondeur du trou de Bercy. Si le terme "philosophie" peut sembler un peu trop élégant, rappelons dans un langage plus direct que la tradition historique des finances à plat -que connaissait déjà le Roi Soleil- a justifié, dès que l'automobile a commencé à bien se répandre*, à ce que l'automobiliste soit catalogué comme la "vache à lait" de l'Etat. Un statut qui fut même "gravé dans le marbre" lorsque fut instituée la célèbre (et défunte) vignette destinée à financer la retraite "des vieux" (l'élégance du langage n'avait pas encore rectifié des formulations un peu rudes). Déjà par un immense plongeon dans le mensonge, puisque chacun sait que les retraites sont financées par les cotisations de ceux qui travaillent.
* Dès les années 1950, et avec pour alibi -déjà- le conflit de Suez)
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