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Faute de vaches, rien n'est plus comme avant... Sans un bon quart de visiteurs non venus, encore davantage. Dans les salons, les absents expriment peut-être quelque chose de plus...
---DVSM---
- DVSM, 1er mars 2026. Nul ne peut espérer passer entre les doutes. Moins de visiteurs à la Porte de Versailles (Paris) cette année pour le Salon de l'Agriculture est une contre performance que l’on serait tenter de n''expliquer que par des facteurs spécifiques très actuels, dont l'absence fort symbolique (et prudente) des bovins, et la période ternie par les dispositifs du Mercosur. Possible. Mais personne n'ignore que des quantités de grands salons, en France et ailleurs dans le monde, ne sont plus ce qu'ils furent dans le passé, ou ont plus simplement disparu. Comment et pourquoi un rendez-vous, facilement qualifié d'institution, se met-il à tanguer...? Aurait-il pu subir les conséquences d'autres éléments et vents contraires, que le présent occulterait…?
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C'est du côté de tout organisateur que les regards peuvent se tourner, quand un "drop-out" survient, avec une interrogation. L'événement qui ferme ses portes ce soir pourrait-il souffrir d'une lente et inexorable dérive vers un positionnement hors sujet…? Depuis des années, cette convergence très typée "rurale", mais intégrant aussi les mastodontes de l'agro-alimentaire, est d'une part devenu le théâtre commode de toutes les déambulations politiques et promotionnelles possibles. Quel leader a visité, combien de temps est-il resté, qu'a-t-il déclaré…? Et d'autre part, il s'est partiellement mué en une sorte de lieu de promenade, succursale du zoo de Vincennes, où des enfants vont découvrir ce que sont des animaux, vaches, cochons, moutons… Des éléments qui ont un rôle médiatique "moteur", dont on peut se demander si trop de ce moteur ne peut pas à la longue écorner le vrai sujet.
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Car, comme tous ces rendez-vous, celui de l'agriculture est aussi celui de très nombreux exposants, qui ont payé les mètres carrées de leurs stands, leurs aménagements, supportent économiquement la mobilisation des équipes pendant la durée de l'exposition, avec du transport, de l'hébergement et autres menues dépenses. Et un peu de fatigue. Le tout non pour optimiser la campagne d'un élu potentiel ou servir de décor à des protestations syndicales, seraient-elles justifiées, mais pour très élémentairement faire du business, réaliser des ventes, créer des contacts, alimenter un courant d'affaires et nourrir un CA. En langage familier, faire tourner "la boutique". L'organisateur paraît avoir admis au moins 25% de chute de la fréquentation. Voilà qui n'est pas en faveur des renouvellements pour les futures éditions. Et risque de faire chanceler un événement majeur dont il est probable qu'un retour vers une réelle vocation professionnelle devienne prioritaire (ce qui n'exclut nullement une puissante facette grand public). Au risque de rejoindre la longue liste de ces salons qui ne sont plus ce qu'ils étaient, voire de doucement pencher vers le précipice où tant d'autres sont déjà tombés...
D'une certaine façon, l'incidence des opportunismes politiques au Salon de l'Agriculture n'est pas sans rappeler le poids acquis par les séances de prises de paroles, les sempiternelles "Keynotes", convoitées par les managers des industries de toutes familles, et qui sont peut-être un alibi justifiant encore des participations à de grands salons internationaux, par ailleurs souvent reconnus comme coûteuses et pas forcément bénéfiques.
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