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En pleine effervescence dans une actualité tourmentée mi-média mi-politique, l'action de l'Etat pour la diffusion de contenus pour les citoyens est devenue un héritage d'une autre époque.

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---DVSM---

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- DVSM, 1er octobre 2025. On discute, on s'apostrophe, on se menace du courroux des tribunaux. Vision insolite, quasi croustillante d'une évolution résultant d'un mélange de populations et de générations très différentes. Ces "boomers", souvent à l'affiche des médias, sont ceux qui, encore présents parmi nous, ont connu les premiers pas de la TV. Ceci pour l'essentiel à partir de l'après-guerre 39-45, lorsque que tout était à bâtir. L'Hexagone de ces temps lointains a eu recours à ce service rendu au public, en échange d'un prélèvement, puisqu'on n'a rien sans rien. Et il semblait logique et naturel aux yeux de nombreux citoyens* que l'Etat prenne en mains, comme pour la poste, les routes lorsqu'il a fallu en créer les réseaux, la distribution de l'eau courante et de l'électricité, ou encore le maillage des chemins de fer, cette construction de A à Z, de la couverture jusqu'aux contenus, moyens techniques et humains inclus. Il n'est pas anodin de rappeler que cette option s'est déroulée dans un contexte où, après avoir largement existé selon les règles du privé, la radio, suite au conflit, avait été reprise -fermement, dans le cadre du "monopole"- par ce même Etat. Ce qui fut du reste maintenu jusqu'au début des années 1980, quand la marmite des radios dites libres a fini par exploser. Le choix d'une télévision pilotée par les instances nationales avait cependant, déjà, une teinte fort différente de tout esprit libéral. Contrôler l'information, c'est un peu contrôler la nation. Pas un pouvoir totalitaire ou un régime "administré" ne le conteste. Aujourd'hui, force est de constater que la télévision est largement l'affaire de firmes privées. Les arguments avancés en faveur d'un service public n'ont plus pour justification aucune facette technique. La grosse pilule à avaler dans la désormais lointaine création originelle n'est plus d'actualité. Restent les critères culturels et les souhaits qui étaient il y a déjà quelques décennies exprimés par le public. Lequel voulait des chaînes musicales, de la musique classique, du documentaire, de l'histoire, du cinéma, du sport, l'accès à des chaînes étrangères... Ce qui se capte sans difficulté avec les innombrables sources au milieu desquelles la télévision n'est plus qu'une composante, parmi tant d'autres. La survivance de cette notion de "service public" lié à un audiovisuel du même adjectif s'est doucement et irrémédiablement effritée. Quand les boomers évoqués ci-dessus auront déserté la planète -ça vient, doucement, inéluctablement- la population "multicanale" risque de ne plus voir dans cette quette d'un audiovisuel public qu'un moyen bassement politicien pour tenter d'imposer des visions d'une société elle-même d'un autre temps. 

* Il n'en a pas été de même partout dans le monde. Outre-Atlantique, le succès de la radio des les années 1920-1930, apportant la démonstration concrète d'une vie "commerciale", nourrie de ses seules recettes, a ouvert au Nouveau Monde la voie d'une TV globalement non étatique.

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Tag(s) : #- TV-Radios-Medias-Net, #- A LA UNE
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