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Tout a commencé dans une économie des efforts. Rester actif quand les années passent et que les muscles s'effacent justifiait une aide arrivant pile. Depuis, on s'est fait voler nos vélos… !
---DVSM---
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- DVSM, 8 septembre 2025. Auto, bureau, vidéo, dodo… La destructive sédentarité se devait d'être combattue. Le jogging, ou plus "molièrement" exprimé, la marche à pied, pouvait compenser. Graisse, kilos, cholestérol, une chaîne à briser… ! Peut-être, mais au risque et périls de nos irremplaçables cartilages, se sont alors écriés bien des genoux, reprenant les avertissements d'un monde médical prudent. Mieux vaudrait la natation ou la bicyclette. Avec une petite préférence pour cette dernière, puisque ne nécessitant pas la moindre piscine, même si l'on termine en nage certains parcours. C'est alors que pour des anatomies ayant déjà un peu trop vécu, le circuit "pédalisé" a vu se transformer son profil, en s'adoucissant. L'intervention, si besoin, d'une force d'appoint pour franchir quelques bosses, vents contraires et faux plats s'est avérée d'un excellent secours. Le vélo électrique, c'était tout ça, rien que ça. Un choix initial qui n'avait rien de ces objectifs visant à sauver une planète dont le péril n'est toujours pas démontré. Juste une petite mécanique afin d'éviter des sollicitations trop ambitieuses pour des musculatures n'ayant plus la cote pour affronter certaines côtes. Les ardents défenseurs de la qualité de l'ère ont pourtant vu dans ce courant salvateur un autre combat possible. Sièges parlementaires à la clé...! À grand renforts d'arguments, ils se sont alors lancés dans un détournement de ce vélo facile pour jambes ayant vécu, l'emportant dans une sorte de "renaissance" économe en ressources fossiles, quitte à gaspiller quelques ressources purement économiques. À l'heure du grand psychodrame de Matignon, pour cause de trou béant dans nos caisses, voilà qui tombe à pic. "6 milliards d’euros devaient être consacrés avant la fin du quinquennat pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale bas carbone visant à porter la part du vélo dans les déplacements de 4 % à 12 % d’ici à 2030." rappelait très récemment le toujours très intéressant magazine La Vie du Rail et des Transports. Comme chacun le sait désormais, l'empreinte Lithium-Ion, pas moins négligeable que celle du carbone, s'incruste. Certains estiment voir, dans des contrées jadis très utilisatrices de bicyclettes, comme un retour de ce moyen de propulsion quasi naturel, qui ont pourtant laissé une large place à l'automobile, comme aux Pays-Bas ou au Danemark. Dans nos villes et nos campagnes, se riant des impératifs d'économies, sont dépensées des sommes considérables pour créer des pistes et des couloirs peints, dans lesquels circulent, effectivement, quelques cyclistes et utilisateurs de trottinettes chaque jour. Des moyens de transport qui, dans les villes, sont aussi largement choisis comme des alternatives permettant des économies non négligeables par rapport aux coûts des "Pass Navigo" ou équivalents. Pendant ce temps, la masse des batteries en usage avant d'être usées -et certaines jetées n'importe où- s'étoffe. Et quelques observateurs s'étouffent, en regardant le dérailleur de nos arithmétiques s'activer sans retenue.
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