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Un Festival qui abrite trois salons

UN SALON POUR LES SENSATIONS PHYSIOLOGIQUES CONNECTÉES : NE PASSONS PAS À COTÉ DES PLAISIRS SIMPLES QUE LES CLIENTS ÉPROUVENT POUR LA MUSIQUE ET LES IMAGES...

Le FIS, organisé par la SPAT, est à l'opposé du Mondial de l'Automobile (ouverts au même moment) : courte durée, fréquentation que d'aucuns qualifieraient de  "confidentielle" (même si le Novotel Tour Eiffel se gorge d'un public particulièrement dense à chaque édition). Et pourtant, c'est peut-être celui dans lequel un véritable futur passionnel ne cesse de s'épanouir au fil des années. Osons cette remarque un peu présomptueuse : les pros de l'auto devraient en prendre de la graine ou…, plus courtoisement exprimé, s'inspirer de ce qui s'observe dans ce Festival Son & Image. Au sein duquel il serait erroné de ne voir qu'une sorte de renaissance d'un passé hifiste trop vite rangé au rayon des antiquités. Ce salon pourrait aussi être baptisé "Festival physiologique", celui des ressentis purement physiques et fabuleusement jouissifs que tout individu (sauf quelques exceptions, bon, tant pis…) perçoit lorsqu'une musique ou des images bien diffusées lui sont proposées. Il y a une similitude extrêmement concrète avec l'automobile, qui va largement au-delà des seules performances (voire du frisson né de la vitesse). A lui seul, le bruit, ou plus noblement, le son d'un moteur, pourquoi pas sa musique, est un incorrigible séducteur. Pas celui du banal diesel qu'on ne semble surveiller que dans ses dépassements osés d'une royale propreté. Mais le ramage des V8 (espèce menacée), des "6 lignes" et de mécaniques qui inciteraient à chanter "auprès de mes arbres (à cames)", je vivais heureux"… Et les lignes ? Pourquoi, alors que plus d'un bonhomme et plus d'une compagne sont complicement excusés s'ils se pâment devant un cabriolet, un SVU ou une berline aux rondeurs aguichantes et au teint charmeur, ne pourrait-on pas se laisser emballer par le physique et la tessiture de quelque élément de son haute résolution ?

Le retour des apothéoses 

Coup de chance, alors que depuis des années, le mode compressé avait fait de l'écoute de la musique ce que le Macdo est à la gastronomie, la technique numérique a bouclé sa boucle. En faisant exploser les limites qui contraignaient les données, elle ne revient pas seulement à ce qu'elle était aux meilleurs moments de l'analogique. Elle s'aventure jusqu'aux confins de l'idéal absolu, tout en osant l'hybridation avec ce que les audiophiles et simples amoureux d'un vrai bon son ont au cœur de leurs attentes hautement avouées.

L'image n'est pas en reste. Le 4K, l'OLED et ses contrastes vertigineux, tout s'assemble pour un régal des yeux et de l'ouie réunis. Sans oublier la portabilité, qui suit le mouvement. Largement de quoi alimenter les trois thèmes du FIS 2016, un point de rendez-vous entre passé et futur conjugués comme un authentique présent.

Certes, la distribution s'avère plutôt obnubilée, surtout quand elle est grande, à traquer les clients des autres via le net, les marketplaces, les drives ou le click emporteur. Son but se résume à l'excès à leur montrer le bas de leurs étiquettes, comme si son seul devoir se résumait à vider des conteneurs venus des antipodes. Heureusement, la remontée de vraies valeurs apporte à tous la possibilité de progresser sur des critères authentiques. C'est aussi l'un des clous du spectacle du Novotel parisien,  clou à enfoncer dans la tête de tous les pros qui, au-delà de vendre "des bouts", visent profitabilité et fidélisation des clients. 

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Un Festival qui abrite trois salons

Jean-Marie Hubert parle du FIS 2016.

Tag(s) : #- Expos et salons, #L'info en temps réel
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