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La brosse à dents du plus que futur est arrivée. Une mini débauche de solutions techniques d'un niveau que certains imagineraient peut-être mieux déployées vers des nécessités plus urgentes.-
---DVSM---
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- DVSM, 4 septembre 2026. La denture comme la devanture en disent long sur ce qui se dissimule à l'intérieur...! Il fallait bien commencer par une rapide allusion au "retail". James Dyson est une sorte de Steve Jobs de l'électroménager. Devenu célèbre grâce à des aspirateurs assez révolutionnaires, il a poursuivi sa farandole de développements comme s'il les avaient imaginés obligatoirement issus d'une technique un peu compliquée d'abord. Le fil à couper la margarine n'aurait pas été sa tasse de thé. Il se retrouve ces jours-ci avec les honneurs de bien des gazettes, preuve qu'au-delà de la maîtrise du brassage de l'air (avec ses ventilateurs ou sèche-mains pour toilettes publiques), il a su se doter de services de communication très efficaces. Au cœur de cette présence devenue actualité, le lancement non pas d'un robot humanoïde, ni d'une fusée qui revient sur terre en rapportant de précieuses matières, pas davantage d'un taxi sans conducteur sachant tenir le parapluie quand le transporté sort sous une averse fouettante. Bien davantage. La firme qui porte son nom a pris au point et lance une brosse à dent comme même Elon Musk ne l'aurait peut-être pas imaginée. Elle devrait laminer le marché du fil dentaire, capable d'une toilette dont la minutie décoiffe (c'est une expression). Dans le lourd potentiel inventif de ce laveur de quenottes, pas moins de 38 brevets, et même une nano caméra pilotée par l'IA pour viser et cibler à la perfection les interstices où fibres et résidus pourraient semer l'infection. Prudent, le créateur ne va pas jusqu'à dispenser chaque quidam d'un passage régulier au détartrage. Pas question de se mettre la dentisterie mondiale et ses recettes rituelles à dos, même si une telle initiative aurait pu avoir l'avantage de libérer du temps dans les cabinets d'odontologie et d'en réduire les délais de rendez-vous.
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Le hasard des mises en pages dans certains quotidiens a mis côte à côte cette belle information et une actualité à propos d'un groupe industriel majeur dans le domaine de la sante à propos de la sclérose en plaque. Voilà qui invite à une rapide réflexion. Il se trouve que l'auteur de ses lignes* était en 1963, à Copenhague, dans le cadre de la WCPT (World Confederation for Physical Therapy, ou Congrès Mondial de Kinésithérapie) où furent dispensées de belles et prometteuses communications par des médecins et professeurs de renommée planétaire. Alors que 63 années se sont écoulées, et qu'en dépit de multiples efforts (et des réussites partielles bien réelles) cette terrible affection reste invaincue. L'IA permettra peut-être d'en venir à bout, et d'autres pathologies rebelles. Mais une brosse à dents de très haute technicité est arrivée parmi nous. Les disciplines "techno" les plus avancées ne sont pas absentes, loin s'en faut, du monde médical. Peuvent-elles, doivent-elles l'être encore un peu plus...? Ou, version différente de la même question, est-il plus urgent de vaincre la sclérose en plaque (et d'autres pathologies) ou de disposer au plus vite de taxis sans chauffeur...? Y.D.
* J'accompagnait ma mère, praticienne, à bientôt 16 ans, et dans la perspective d'études que je me préparais à suivre, avant que je ne bifurque vers une toute autre direction.
- Image d'après Daniel Albany from Pixabay
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