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La célèbre enseigne parisienne en est à de fort périlleuses initiatives pour ne pas s'estomper, au moment où des réalités de la ville, en général, sont aussi sur le fil du rasoir. Révélateur...

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---DVSM---

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- DVSM, 21 juillet 2026. Au-delà de la capitale et de son pilotage très contesté, la transformation des villes ne reflète que celle, évolutive et sans retour possible, de la vie de tous. Bien avant qu'Anne Hidalgo, l'ex-maire de Paris, ne prolonge avec assiduité l'œuvre désastreuse de Bertrand Delanoë pour le commerce (élu maire de Paris en 2001), des bouleversements avaient déjà amorcé l'effritement de certaines supposées cadences. Au cœur des années 1970, deux événements sans rapport l'un avec l'autre provoquèrent des fissures notables dans les habitudes. Ainsi, les rythmes scolaires furent modifiés, le repos du traditionnel jeudi étant reporté sur le mercredi. Libérant, pour la grande joie des familles, au moins le samedi après-midi, voire la première journée du week-end tout entière. Idéal, pour que certains puissent partir s'aérer (c'est l'âge d'or des maisons de campagne) ou simplement aller découvrir quelques nouveaux grands centres commerciaux en proche banlieue, Parly-2, Rosny-2... Et voilà soudain, presque brutalement, le samedi déchu de son statut de meilleur jour de la semaine en trafic et en CA*. Comme pour mieux enfoncer ce clou déjà un brin douloureux, le stationnement en zone bleue se transforme avec l'adoption des parcmètres, inoubliables ancêtres mécaniques des horodateurs. A cette époque, alors que l'activité était à la fois florissante et croissante, et en réplique à ces grandes concentrations commerciales restant actives quotidiennement jusqu'à 22H00, le bon vieux Bazar de l'Hôtel de Ville, BHV, royaume sans égal du bricoleur, ose une nocturne par semaine. Quelque chose vient de changer. La suite en 2026...!

Dans les colonnes du Parisien, ce matin, un sujet est consacré à la bataille à la vie à la mort menée par la dernière... cristallerie de la capitale. Une entreprise qui avait réussi à prolonger ce qui était la vie de la capitale des temps anciens. Et celle de tant de villes moyennes, partout en France. La réalité fut celle d'une ville partout pleine de travail, abritant de très nombreuses entreprises. Ce qui, au-delà des silhouettes du Sacré Cœur, de la butte Chaumont, de Fourvière ou de bien d'autres, avait contribué à nourrir l'expansion de l'Ile-de-France comme celles de nombreuses et spectaculaires croissances périurbaines. Lesquelles, autour de la capitale comme en régions, étaient amplifiées par, dès les années 1950 et 1960, le puissant ouragan démographique du baby-boom. Sans oublier un autre phénomène, souvent sous-estimé, baptisé "exode rural". Durant des années, des centaines de milliers de ces "jeunes de la campagne", ne trouvant plus la vie aux champs assez palpitante (n'allons pas jusqu'à écrire "austère", il pourrait y avoir des droits) ont pris le chemin de la ville, pour enfin vivre, voir du monde, travailler en usine, toucher sa paye, aller au cinéma, faire des rencontres, la vie, quoi...! Ainsi, à Paris, dans son 10ème arrondissement, la cristallerie n'était qu'une entreprise parmi des milliers d'autres.

 Dans le même du numéro du Parisien de ce matin, un autre sujet vient percuter cette nouvelle un peu triste. Le BHV est aux mains courageuses de nouveaux pilotes, qui tentent de sauver l'enseigne. De leurs tentatives, chacun mesure l'ampleur du défi. Car, depuis les incroyables options de Delanoë puis Hidalgo, prises comme pour enfoncer le clou qui fait mal, tout a été fait pour que les personnes venant d'ailleurs soient le plus possible incitées à ne pas trop s'attarder. Voire ne plus venir du tout. Et pour commencer, stationner ou circuler, sûrement pas. Ôtant ainsi autant de trafic d'une potentielle clientèle, pour le BHV, et avant cela à la Samaritaine (les parisiens disaient "la Samar") et des centaines d'autres lieux où produits et équipements les plus divers pouvaient être achetés là, et nulle part ailleurs. Paul Beuscher, Le Pélican, Weber Métaux**, voilà qui parle sans doute à certains, ayant déjà soufflé pas mal de bougies... 

Restent les combats épiques, comme celui du BHV qu'évoque le Figaro d'aujourd'hui. Combats dont les auteurs ne seront pas, si tout n'est pas réussi à la perfection, épargnés par de pâles commentaires, voire pire. Il reste que faire trop de distinction entre Paris et les autres villes de l'Hexagone est une erreur par méconnaissance, et même inculture. Puisque l'évolution a été similaire ou comparable dans la quasi totalité des lieux, comme le sont ses racines. Une transformation des styles de vie, de consommation et du commerce que l'épanouissement de l'automobile a plus qu'accompagné. Reprenant ce qui a déjà été souligné sur ce blog à propos du centre ville, ce dernier était jadis et partout riche d'une intense activité laborieuse (notamment industrielle) parce qu'y résidait une population y vivant et y travaillant. Le labeur est parti là où il disposait de plus de place pour s'épanouir, et la population avec lui. Des éléments trop succinctement évoqués, hélas peu ou pas connus des équipes qui, élues, mandatures après mandatures, doivent conduire les destinées de leurs localités. Et qui est considéré d'une manière presque pitoyable quand cela se résume à estimer que la grande distribution à détruit le centre-ville, alors que ce sont des quantités de facteurs qui ont catalysé une métamorphose urbaine et périurbaine quasi sismique. Pire, (ou mieux) les bouleversements n'en resteront pas là. La vie pour tous n'étant qu'une transformation sans relâche. 

* L'auteur de ces lignes a exploité plusieurs points de vente -orientés loisirs- dans la capitale durant toute la décennie "70" et se souvient parfaitement de ce changement radical de rythme dans les semaines du commerce parisien. Ce qui ne l'empêchait pas, à l'époque, de vivre selon une excellente dynamique...

** Paul Beuscher, spécialiste en instruments de musique, Le Pélican, paradis des trains miniatures, Weber Métaux, dont le magasin de la rue de Poitou (proche de la République) proposait de la visserie, des outillages, sorte d'ultime chance pour qui n'avait pas trouvé au sous-sol du BHV le mouton à 18 pattes recherché avec impatience (une branche Weber Métaux plus pro et même industrielle existe toujours, hors capitale). Désolé de ne pouvoir ici aligner la liste des centaines d'adresses exclusives noyées dans le tourbillon évoqué ci-dessus. 

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Tag(s) : #- A LA UNE, #- VILLES ET BUSINESS, #- VILLE ET COMMERCE, #- TENDANCES, #- BRIN D'HISTOIRE...
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