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"Réindustrialiser"... Derrière ce mot, très utilisé dans les périodes pré-électorales, ne se dissimulent pas plus que deux idées, l'une assez simple, l'autre davantage fantasmagorique.
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- DVSM, 18 juillet 2026. Il s'est toujours avéré plus commode de prophétiser l'avenir que d'organiser le présent. Dès que les moments doux sur le sable, un peu gaspillés à écouter des vagues déferlant sans relâche, se rangeront dans les souvenirs de vacances, la déferlante des promesses va s'inviter. Dans les longs discours de campagnes, une expression ne va pas manquer d'être très présente, cette "réindustrialisation de la France". Qui induit le constat d'une détérioration patente que personne n'a su corriger. En effet, les chiffres n'ont plus à être remis en lumière. Tout le monde sait qu'ils sont chargés de bilans désastreux, s'accompagnant de perspectives inquiétantes. Et dans cette brume occultant le futur, il ne manquera pas de valeureux candidats cherchant à ce que l'Hexagone donne naissance à quelques unes de ces licornes, à des entreprises capables de créer et de propulser au gré de toute la planète certains de ces fameux et glorieux produits, systèmes ou services tels que pas un terrien ne peut s'en passer. Pas commode à faire tenir debout, et de surcroît, il faut observer que ces réussites universelles sont en général davantage le fruit d'initiatives personnelles et de talents hors normes que de stratégies politiquement construites. Les Elon Musk, Steve Jobs, Bill Gates, ne sont jamais sortis d'un quelconque conseil des Ministres.
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Pour le commun des citoyens, l'industrie pourrait bien se résumer à un concept plus élémentaire.: des emplois...! Mieux vaut, au bout du compte, produire des autos de marques chinoises en France que rien du tout, et faire la queue à France Travail. En les considérant de la manière la plus pragmatique possible, rien, même dans les évolutions colossales qui se vivent en ce moment, n'a de quoi s'opposer à leur maintien ou même à leur multiplication. Par exemple... L'industrie de l'automobile en Europe est au nombre de ces domaines où l'inquiétude est intense. Pourtant, si le parc des automobiles particulières est âgé de 12 ans en moyenne, cela signifie qu'il faudra en avoir produit, pour notre seul sol, une quarantaine de millions d'ici l'horizon 2038. Il est illusoire d'imaginer la fabrication de ces "équipements" lourds et encombrants loin de leur lieux d'utilisation. Il reste donc à s'armer pour que la production puisse se réaliser ici, d'une manière efficace et compétitive. Nous revenons à grands pas vers des notions élémentaires. Avant de croire à l'éclosions de nos super génies planétaires, demandons plutôt à tous ceux qui veulent se mettre à la barre de savoir mettre en œuvre les conditions d'une excellente compétitivité industrielle durable. Lancinante mais inévitable feuille de route avec un cadre fiscal et de prélèvements sans cesse maintenus au top de la compétitivité, au minimum européenne, voire internationale, amplification d'un travail rémunérant mieux (surtout que le "farniente" assisté)... Il est possible d'atteindre de tels objectifs sans qu'un Musk bourguignon ou un Gates savoyard ne soient indispensables. Et si par une heureuse circonstance, un génial créateur inspiré parvient à réaliser ce graal industriel, il lui sera précieux de, justement, pouvoir compter sur un emploi au top du top de ce que l'industrie a besoin. L'avenir est sans doute davantage dans une approche de cet esprit que dans l'éternelle et vaine course engagée par nos responsables là ou d'autres sont déjà bien armés...
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