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Loin d'être une affaire conclue, la reprise de SFR par les trois autres opérateurs français est loin d'être une "affaire entendue". Des réactions ne se feront probablement pas attendre longtemps.
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- DVSM, 8 juin 2026. Ils sont 25 millions, et certains en sont à s'interroger. Ou ne tarderont pas à le faire. Signé, bordé, balisé, quasi "ficelé", le plan de reprise de SFR est, moins de 24 heures après sa révélation, présenté comme déjà largement verrouillé. A ceci près que de nombreux intéressés, très directement, risquent fort de faire savoir qu'ils ont peut-être leur mot à dire. Rappelons d'emblée qu'il s'agit ici d'une cession, et non d'une entreprise défaillante. Il n'est pas question de ramasser les décombres d'un monument venant de s'écrouler. Le groupe Drahi, certes lourdement endetté, a cherché à céder cet opérateur de téléphonie mobile pour assainir sa situation, mais il ne s'est pas rendu au Tribunal de Commerce pour procéder à une mise en cessation des paiements, le classique "dépôt de bilan". Ce qui change tout. Outre le délicat dossier des salariés, dans une perspective de "rationalisation" qui ne manquera pas de s'imposer, il y a aussi celui des clients. S'ils sont 25 millions à avoir choisi cet opérateur, c'est bien parce que, pour des raisons qui leur sont propres et hautement respectables, ils ne souhaitaient pas en choisir un autre. Sans même évoquer certains ayant quitté pour SFR l'un de ces autres acteurs du marché vers lequel il se trouverait reconduit. Au risque de ternir l'image du secteur des télécoms, ne pas proposer un choix à chacun de ces 25 millions de clients, individus, professionnels ou entreprises, lui laissant apprécier les conditions proposées par l'un ou l'autre, pourrait vite apparaître comme une indélébile marque de mépris. Dans ces conditions, n'entre pas en jeu que le tarif. Par exemple, de nombreux utilisateurs risquent d'avoir des mises à jour, des adaptations, avec des applications et autres sources d'usages, dans de nombreux domaines, administratif, fiscal, bancaire, services sociaux, médecine etc. Cette transaction dont ils ne sont pas les déclencheurs ne peut se vivre sans qu'un accompagnement leur soit assuré, à 100% de leurs utilisations. Dans un scénario où un acteur différent (un opérateur étranger, par exemple) aurait tout simplement fait l'acquisition de l'opérateur au logo rouge, rien de tout cela ne viendrait encombrer les esprits de tant d'utilisateurs. On aurait d'ailleurs pu imaginer (voire imposer) le maintient de tout SFR dans l'état, les trois groupes n'agissant alors que comme des actionnaires. Trop simple...? Que vont dire les autorités compétentes (dont il reste à obtenir la validation de l'opération)...? Et les avocats et autres juristes, qui ne manqueront pas de regarder à la loupe la facette délicate de ces 25 millions de contrats, dénoncés...? Reconduits...? Remplacés...? Est-ce judicieux que de redouter, à défaut d'un avis de tempête, l'apparition de quelques bourrasques et turbulences...?
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