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Attention...! Un résumé chiffré peut en cacher un autre, et modifier, sans que l'intention en soit voulue, la réalité d'une information. Typiquement de chez nous, même une imposition paraissant immense s'avère ainsi très minimisée.
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- DVSM, 24 septembre 2026. Le fou se frappant l'occiput avec un marteau aime se régaler du soulagement qu'il éprouve s'il cogne soudain moins fort. Dans un récent numéro, le quotidien Les Echos résume (photo ci-dessus) l'ampleur des ponctions affligées aux "Français qui possèdent une voiture" (Sic). Hélas, lorsque l'on divise le total évoqué, 67,5 milliards d'euros par le poids annuel pour chaque auto, estimé à 940 euros, l'arithmétique telle qu'apprise depuis le CP ne colle plus. Elle indique en effet que ce total s'appliquerait à... 71,8 millions d'automobiles.! Si l'on se réfère à ces citoyens "qui possèdent une voiture", donc des particuliers, l'approximation n'est plus ni dans l'épaisseur du trait, ni dans les effets de la célèbre erreur de parallaxe. Selon les décomptes les plus officiels, au 1er janvier 2025, le parc de véhicules particuliers était de 39,7 millions d'unités. En y ajoutant les VUL, ou utilitaires légers, classiques camionnettes ou fourgonnettes d'artisans et assimilés, de 6,5 millions, le total ne dépasse pas 46,2 millions. Si la récolte fiscale est bien celle que chiffre le quotidien, le coût "par véhicule" n'est plus de 940 euros mais culmine plutôt à environ 1461 euros. Même si les plus de 900 euros pouvaient évoquer une certaine lourdeur, celle-ci s'avère bien plus massive que ne le laisse supposer l'évaluation évoquée.
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Qui plus est, encore faudrait-il savoir où commence et s'arrête cet "ensemble des taxes dont s'acquittent les Français". En effet, ce qui tombe dans l'escarcelle nationale provenant de l'automobile intègre bien sûr la fiscalité sur les carburants, celle sur l'électricité pour les véhicules électriques dont on parle moins pour le moment (mais est-ce si facile de discriminer ce qui, sur une borne domestique, va au bout du compte à l'auto ou au lave-linge...?), et la TVA sur l'achat de la voiture. Ajoutons l'assurance, et n'oublions pas le coût -taxé- d'un éventuel crédit, ou d'une location courte ou longue durée. Ajoutons aussi tout ce qui est attaché à l'entretien, les révisions, les vidanges, le contrôle technique, le péage sur l'autoroute... Le conducteur met également un peu d'argent étatiquement perçu lorsqu'il gare son véhicule près d'un horodateur, et un peu plus s'il snobe, néglige ou oublie la machine et se retrouve avec un "papillon" ou son équivalence numérisée. Quand reviennent les beaux jours et les insectes suicidaires venant trépasser sur le pare-brise, l'indispensable bidon de lave-glace est lui aussi générateur d'un peu de taxe au laveur ajouté. Un peu de liquide est encore investi lorsque, poussière aidant, il convient cette fois de laver toute l'auto.
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Il ne faudrait pas oublier, parallèlement, quelques difficultés s'opposant à l'élaboration d'un total sans flou dans les recettes fiscales ou tout comme. Mentionnons dans ce sens les pertes et profits conjoncturels, circonstanciels, voire caractériels inattendus. Ces pertes sont par exemple celles issues de ces automobilistes frontaliers qui, plus économes que patriotes, se servent à des pompes belges, luxembourgeoises, allemandes, suisses, italiennes ou espagnoles en carburants moins taxés*. Inversement, des touristes ou des professionnels venus d'ailleurs, comme beaucoup de camions, font aussi leurs pleins, règlent les péages... En circulant entre Rennes et Clermont-Ferrand (par exemple) remplir un réservoir de gazole au prix d'outre Quiévrain reste un fantasme. Bien difficile, par conséquent, de penser que ces Français possédant une ou plusieurs automobiles n'en seraient de leur poche qu'à un peu plus de 900 euros. C'est à l'évidence beaucoup plus. Selon les bases énoncées par le quotidien et appliqué au parc, la ponction est probablement proche de 4 euros par jour et par véhicule... Ou au moins de l'ordre de 1.500 euros par an... Si le légendaire entêtement des fées (ou des faits) se conteste parfois, celui des chiffres reste inattaquable...
* S'ils avaient deux sous de jugeotte, soit loin des 940 euros cités, nos dirigeants fixeraient les taux taxatoires à un niveau tel que le réflexe de la tirelire s'inverserait. Avec une ponction plus modeste, ils récolteraient des fonds généreusement venus des poches de nos amis belges, luxembourgeois, etc... jusqu'à Ciboure.
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