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L'image n'est pas très ancienne mais déjà, elle évoque l'immense passé d'un salon, et des symboles d'aujourd'hui propres à soulever des regrets, tant de regrets...
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- DVSM, 12 octobre 2026. "Salon de l'Auto" ne lui suffisait plus... Il lui fallait un titre planétaire...! Un "psy" aurait sans doute vu dans ce changement d'intitulé l'ombre d'un complexe mal orienté. "Qui veut se faire entendre se pousse sur ses ergots" rappelle un proverbe coq bien connu. Qui se souvient...? De simples indicateurs résument tout. Avec près de 1,5 million de visiteurs, le "Salon de l'Automobile" de Paris était tout simplement le numéro.1. Pas seulement des rendez-vous consacrés à l'automobile, mais numéro.1 de tous les salons du monde, en nombre de visiteurs, quels que soient les produits ou sujets présentés. Parmi les ingrédients pour une telle performance, bien sûr, les autos, ou plus exactement l'auto, au sens le plus large de l'attractivité, de la passion, de la convoitise, du rêve, de l'instrument de conquête sociale. Et aussi, la durée. Au moins 2.semaines, incluant 2.week-ends. On n'a rien sans rien. Sans doute armés de ses puissants tableurs, et titillé par des concurrences venues de pas si loin que cela (Francfort, Amsterdam...), l'organisateur -qui intervient pour et en parfaite osmose avec les industriels-, a commencé à écouter des décisionnaires au sein des directions financières des grandes firmes. Lesquels, armés de leur performantes feuilles de calculs informatisées, laissaient échapper un truc comme "Ouais, mais c'est cher, trop cher". Et ont doucement commencé à poindre quelques défections de marques retentissantes.
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Ne durant plus qu'une petite semaine, et avec des scores de visitorat sans commune mesure avec le passé, ce "Mondial" en 2026 est un peu l'ombre de lui même. Les repères de durée et de quantité de visiteurs ne sont pourtant que des détails, importants, mais ne devant surtout pas occulter un certain lien entre l'événement et son évolution, et l'industrie de l'automobile, son évolution à elle et, n'hésitons pas à le souligner, Paris. L'Histoire de l'automobile a bien des racines très largement nourries du sol de l'hexagone. Les taxis de la Marne n'étaient pas des Porsche, des Ford, ni des BYD, sauf erreur. Prestigieusement logé dans son Grand Palais, héritage de l'exposition universelle de 1900, magnifique prestation encore dans les mémoires et mondialement suivie, le Salon de l'Auto avait lui-même beaucoup de cet ADN d'une nation qui, il n'y a que trois siècles et quelques minutes (sous Louis.XIV), était la première puissance économique de la planète. Stop...! Il ne faut pas exagérer dans la grandiloquence. A l'heure ou le Mondial 2026 ouvre se portes, que ce rendez-vous qui fut il n'y a pas 15 ans le leader planétaire des salons soit largement évoqué dans les médias à travers le nombre d'exposants chinois qu'il accueille n'est pas sans une certaine signification. Surtout rapportée à l'état de cette industrie, française, et même européenne. On y songe... Alors que la Une des quotidiens se partage entre la dégringolade nationale du duo "enseignement secondaire et supérieur" et le gazole, à prix insupportable...
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