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On l'imaginait grignotant sur de domaine de l'automobile. Finalement, train, bus métros et tramways apparaissent comme les principaux lésés par les deux roues à batteries...
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- DVSM, 12 octobre 2026. Entre tout change et rien ne change, prend place l'infinie variété des changements mal anticipés. Certains imaginaient le vélo électrifié capable d'émousser le flux des automobiles transportant chaque matin et chaque soir des personnes actives vers leur lieu de travail. Il faut remonter un peu pour discerner ce qui est peut-être un effet inattendu, mais finalement assez logique, de l'apparition de ces bicyclettes qui avancent même quand on ne pédale pas, ou si peu. Remonter dans le temps, et vers le Nord. Dans "ce plat pays qui était le sien", selon Jacques Brel, la Flandre, part néerlandophone de la Belgique, le vélo est un véhicule historique au moins autant qu'au cœur de l'autre pays du fromage. De cette belle région, sans côte (montagneuse), mais avec une côte pittoresque souvent battue aux vents, ont été mises en exergue des évolutions révélatrices. Le "vélo électrique", selon les médias locaux, y domine désormais les transports en commun dans les trajets entre domiciles aux lieux de travail. Ainsi, il aurait accaparé 10% de ces allées et venues quotidiennes, les transports en commun plafonnant à 8%. Naturellement, ce changement montre que le troisième larron, l'automobile, reste détentrice de l'écrasante majorité des trajets.
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Remonter dans le temps, et dans le fil des décennies passées, permet en effet de constater que dans les pays de l'Europe occidentale, ce "domicile-travail" est solidement choisi en automobile pour 75% au moins des actifs. Parce que l'automobile permet de s'adapter le plus facilement possible aux horaires et au temps de parcours, sur un chemin qu'on peut enrichir de fractions utiles, comme déposer des enfants à la crèche ou à l'école, faire des approvisionnements dans des zones commerciales (et rapporter plus facilement qu'en bus ou en tram deux packs d'eau minérale ou quelques kilos de légumes). En outre, l'auto est un second chez soi, où l'on est à l'abri des intempéries (ou au frais les étés chauds), où l'on écoute sa musique ou la radio... Le vélo électrique permet en revanche et pour sa part de s'affranchir aussi des contraintes d'horaires qu'imposent les transports en commun, incluant des attentes, y compris celles de correspondances éventuelles. Il est souvent compétitif en coût (comparer aux forfaits suffit à comprendre). Et, ce qui est plus récent, mais non négligeable, un moyen de limiter les risques liés à la sécurité dans certains de ces transports en commun. Lesquels restent quand même plus efficaces pour des distances plutôt longues.
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