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Avis de tempête...! Le paysage tangue autour de celle qui est devenue le fer de lance de la génération des enseignes spécialisées dans le moins cher. Le capitaine est remplacé, mais tant de choses ont changé dans cet océan...
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- DVSM, 29 septembre 2026. Même à Landerneau, un certain Leclerc reprenait déjà, il y a bien longtemps, le thème du moins cher, vieux comme la distribution. Il reste qu'en se préparant à jouer un air connu, il convient de choisir une certaine lecture de la partition. A la différence des grands hypers, ayant toujours entonné les refrains du bas coût, mais vivant quand même sur le ressenti du client -déterminant, le client- heureux de trouver tout en un même lieu, l'enseigne d'outre Rhin tablait sur un sous-entendu signifiant "rien que du pas cher". Mais pas tout, d'où le modèle économique reposant sur un nombre de références quasi squelettique comparé aux dizaines de milliers mises en linéaires dans les GSA.
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Force est de le constater, la maison au logo bleu et jaune a longtemps utilisé une martingale plus constructive qu'on ne l'imagine.: des offres répétitives très bien orientées bricoleurs. Un mécanisme, pour ne pas dire un rituel, s'est développé autour du catalogue tombant dans les BAL, avec des perceuses, des visseuses, des compresseurs, des postes de soudure... Et même de quoi vivre dans l'univers connecté avec des prises, des hubs WiFi... Certes, autant de références dans la mode, mais surtout, porteuses d'un trafic étoffé d'une bonne dose de clientèle masculine. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour le commerce de détail, ça veut dire beaucoup. Aujourd'hui, ces mâles chalands ont un peu tout. Pour l'atelier, l'auto, le jardin... Je ponce, donc je suis... "On ne va pas acheter deux fois ce que l'on a déjà". Même la Mère Denis aurait soutenu cette thèse. C'est vrai, ça... Pas impossible que la puissante offre se soit un peu émoussée. Alors que dans le même temps, l'univers des bas tarifs s'est propagé d'une manière spectaculaire. Non seulement à travers des concurrents directs (comme ALDI, de 20 ans l'aîné de Lidl...), mais aussi sur des registres différents. Alors que les GSA, dépourvues de ce qui leur apportait un large trafic non alimentaire (souvent souligné ici, l'EGP, la micro, les consommables tels que cassettes, disquettes, le soft en musique et vidéo, etc...) se sont plus que jamais recentrées sur leur offensive "low costisée". Tout en multiplant leurs implantations de proximité. D'un statut presque unique, Lidl se retrouve dans une galaxie de la même obédience tarifaire, même avec des variantes de mix. Par ailleurs, le "je vends j'achète" s'est propagé entre particuliers et réseaux, et des surspécialisés ont déployé leurs ailes. Et côté bricoleurs, outre les "cash", le "en ligne" va à la pêche de ceux qui ne trouvent pas en rayons ce qu'ils cherchent. Alors dans tout cela, le commandant sur la dunette de Lidl, présumé coupable inévitable, n'est sans doute pas le tout puissant espéré, face à un dérèglement climatique du retail, clairement sans pitié
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