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Imaginer l'univers de la pharmacie passant l'étape de la vie connectée sans se transformer est illusoire. Semblant se limiter pour l'heure à adopter les recettes de la distribution d'aujourd'hui, il ira vers un tout autre schéma de la gestion de la santé.
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- DVSM, 8 juillet 2026. Nous ne sommes pas encore demain, mais bientôt, ce jour d'après sera déjà celui d'un lointain passé. Les officines ont déjà bien changé. Tout individu quelque peu observateur peut voir, là où il se dirige, ordonnances et cartes vitales en mains, que sur les frontons et devantures, se sont invitées des marques qui ne lui disent pas grand chose. Les PharmaBest, Giphar et autres (pas mal d'autres) sont au commerce du médicament ce que sont les Leclerc, Intermarché et consorts dans des domaines de consommation, généralistes ou spécialisés, bien établis, des "groupements" auxquels, selon des modalités propres à chaque enseigne, des acteurs locaux adhèrent. Par crainte (possible) de voir un jour la "grande distribution" mettre la main sur les remèdes vendus librement, l'un des axes qui aura servi de stratégie à ces intervenants aura été, et est encore, d'accompagner la diffusion des spécialités strictement prescrites médicalement par tout ce qui entre dans et autour du très vaste concept de parapharmacie. Domaine dans lequel le modèle économique incluant le rôle moteur des centrales d'achats et des prestations aux officines, multiples et variées, s'avère pertinent. Cependant, les techniques progressent, et elles ont largement influencé tous les autres secteurs dans lesquels se distribuent produits et services.
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Le "on line" est-il à la veille de s'inviter dans cette immense activité...? Peut-on imaginer, jusqu'au-delà de la nuit des temps, des patients se rendant vers une croix verte clignotante pour recueillir un antibiotique, un antiinflammatoire, un sirop pour la gorge du fiston, avec les contraintes telles que les heures d'ouverture (tant de pharmacies étant closes du samedi à la mi-journée jusqu'au lundi matin, la course vers celle dite "de garde" n'étant pas toujours une partie de plaisir). Des habitudes et des "détails" qui font rêver de remèdes commandés en ligne et livrés en un temps court (on livre bien des pizzas en 30 minutes). Des évolutions ponctuelles se font jour, de-ci de-là, confirmant les amorces d'une perspective révolutionnaire irréversible...! Certains consommateurs révèlent que, faute de trouver des remèdes peu ou plus disponibles en officine, ils se les font sans plus attendre livrer par des établissements qui sont déjà organisés comme de petits "Amazon" ou "Mano-Mano" de la pilule et de la gélule.
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"Oui, mais les ordonnances, c'est du sérieux...!" rétorqueront les incontournables sceptiques face aux progrès. Les documents bancaires, fiscaux, tous les achats et paiements qui transitent par le net ne le sont pas moins. Et il n'est pas très compliqué d'imaginer des procédures de certification capables de s'appliquer avec une grande sécurité au domaine de la santé. Osons ajouter un détail qui pourrait faire grincer des mâchoires, mais inévitable. La célèbre "Sécu" n'est-elle pas conduite à s'interroger -si ce n'est déjà fait- sur le coût d'une distribution des médicaments encore fort indissociable des stratégies d'un passé par ailleurs révolu...? Et comment ne pas ajouter à ces perspectives l'entrée remarquée de la téléconsultation, parfaitement adaptable à ce que devient doucement une vie numérique ultra connectée...? Ultime remarque.: qui oserait imaginer que ce marché colossal, et peu exposé à un effondrement, n'intéresse aucun investisseur...?
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