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Bien plus qu'un immense monument des médias audiovisuels, c'est une époque déjà très estompée qui s'enfuit, encore un peu plus, avec la disparition de Philippe Bouvard.
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- DVSM, 24 août 2026. Même les souvenirs finissent par prendre des rides. Plusieurs dimensions viennent aux esprits, alors que l'annonce de la disparition de Philippe Bouvard vient d'envahir les ondes TV et radio, sans oublier les réseaux sociaux. Des dimensions qui se calquent sur des générations résumant presque toute une épopée des médias, épopée révolue. A juste titre, des succès de la radio, comme Les Grosses Têtes, ou du petit écran, comme son fameux Petit Théâtre, semblent souvent venir aux premières loges des évocations. Le redoutable mais incontournable "privilège" d'un âge devenant certain rappelle pour d'autres une longue ligne de souvenirs, plus anciens, où un trait dominant, celui d'un esprit et d'un humour, déjà, pigmentait déjà chacune de ses prestations, au micro comme face aux caméras.
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Philippe Bouvard aura pourtant, à sa façon, d'abord ponctué une véritable transition entre deux époques. Avant Les Grosses Têtes, il avait animé une émission déjà très suivie, RTL-Non Stop... Sur les ondes qu'en 1970, dans ses courtes rubriques consacrées à la Radio, l'hebdomadaire Télé-7-Jours nommait encore de "Luxembourg" (photo). Comme le disent les chroniqueurs en mal de formules, la France était alors en une période charnière. 1968 était une actualité se faufilant déjà vers le passé. La page se tournait sur les années 60. Europe-1 avait délaissé son historique Salut les Copains, alors que son unique concurrent non "d'Etat"* faisait surgir Philippe Bouvard juste après la séquence quotidienne de Ménie Grégoire. Une véritable autre époque. Sur le petit écran, le bien jeune chroniqueur, dans un programme un peu confidentiel, laissait filer quelques -déjà- humoristico-sarcastiques sorties. L'émission, Les Trois Masques, permettait de comprendre qu'il avait déjà sa vision d'une certaine vie parisienne. La suite de son aventure sera à la fois dans le droit fil de ce que l'on pouvait en attendre, "magnifici-science" en guise de généreux présent permanent. Une époque qui s'est déjà bien estompée. Mais que l'on aura tant de plaisir à laisser revenir au gré de mille et une pensées...
* En 1970, la radio en France se résumait à 3 stations "nationales", et deux grandes "périphériques" privées (émettant depuis des antennes situées hors du territoire), Europe-1 et RTL, ex Radio-Luxembourg. Existaient aussi Radio Monte-Carlo et Sud-Radio, seulement captées de manières très régionales.
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