Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Une série d'accidents dont la fonction de conduite automatique est à l'origine réveille les attentions. Le conducteur expérimenté et attentif ne sera pas obsolète de sitôt.

- DVSM, 19 août 2021. Installez-vous, dictez votre destination, l'auto fera le reste ! Cette vision d'une automobile devenue assez perfectionnée pour qu'il suffise de lui donner une adresse afin qu'elle y amène ses passagers reste plus que jamais du domaine de la science-fiction. Cette réalité vient de se placer à nouveau au premier plan depuis que les autorité américaines ont décidé de mener l'enquête, suite à une série de graves pépins, avec victimes décédées. Une initiative d'ampleur, puisqu'elle concerne plus de 750.000 véhicules, toutes des Tesla (et en fait, la totalité des automobiles vendues par la firme d'Elon Musk depuis 2014 aux USA). Ce qui provoque cette soudaine et vigoureuse réaction tient dans un chiffre que la presse d'outre-Atlantique met en évidence dans de nombreuses rubriques. Depuis le début de l'été 2016, sur 31 accidents mortels déplorés, au moins 25 étaient clairement liés à une défaillance du système de conduire automatique. Le plus souvent avancée dans les causes probables, la détection défaillante de véhicules de sécurité, que les Tesla ont percuté à pleine vitesse.

Si les automatismes dans les transports ont apporté beaucoup de sécurité, du chemin de fer à l'aérien, ils ont aussi depuis longtemps été gérés avec une immense prudence et des actions impératives en cas du moindre problème. Et surtout, sans jamais se passer de l'individu prêt à agir à tout moment, et en particulier quand une situation devient périlleuse. Dans les chemins de fer, c'est l'immobilisation la plus rapide possible d'un convoi qui est déclenchée, manuellement ou automatiquement, avec en complément une voie dont les structures réagissent, en bloquant les éventuels autres convois arrivant derrière, ou en face selon les circonstances. En avion, pas question de stopper la machine.! Mais au moindre souci, la reprise en main d'un appareil est impérative, les parades aux problèmes rencontrés (les plus probables) étant en principe listées et expliquées dans des manuels sans cesse remis à jour. Ce n'est pas "le" pilote qui doit rester en fonction, mais l'équipe, minimum pilote + copilote, voire plus sur des machines moins récentes (qui commencent à se faire rares). 

Alors que l'automne frappera bientôt à la porte, on imagine mal, même avec encore beaucoup de perfectionnements et d'optimisations, des flux de véhicules lancés, conducteur plongé dans un roman, comptant sur  l'autopilote pour réagir dans un environnement où le plus imprévu et inattendu peut surgir à tout moment. 

Au-delà des initiatives techniques des constructeurs, l'automobile est livrée à une vie concrète sur des tissus routiers immenses. Il est quasi impossible d'en imaginer une conversion des infrastructures pour permettre des déplacements sans conducteur, en pleine sécurité. Au regard de cette réalité, les responsables dans les états ne sont pas à la veille de penser le moment arrivé de libérer cette conduite automatique. Il faut savoir faire la différence entre accepter le progrès et jouer aux apprentis sorciers. 

 -- RETOUR VERS TOUTES LES INFOS >- 

-- D'AUTRES INFOS SUR ITnumeric.com >-

A propos : le blog DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine™ est le plus ancien outil d'information dédié exclusivement aux professionnels de la distribution des équipements et des services de loisirs électroniques et numériques. Fondé en 1979 sous le titre "Vente", et ayant adopté le nouveau titre DVSM à l'occasion de l'an 2000 (auparavant, Vente Electronique, Vente Informatique, etc.). Actualité, analyses, documents s'y retrouvent sous la forme de ce blog sans publicité. Réagir, nous contacter : dvsm.edition@orange.fr . 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- Auto - Mobilités
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :