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On aurait pu croire la montée en flèche des transmissions sans fil annoncer une période de disette pour le bon vieux conducteur qui, avec la téléphonie, allait de pair. Il n'en est rien, bien au contraire.

- DVSM, 1er décembre 2020. Les crypto monnaies sont peu sûres, la pierre n'a plus autant la cote. Mais mieux que l'or, voici le cuivre. Il devient au minimum un refuge, voire un vrai placement. Bon conducteur, peu sujet à l'oxydation, "nature" ou sous formes d'alliages, il est clairement promis à un avenir étincelant. Un scénario qui n'était pas forcément aussi évident il n'y a que quelques années. Depuis qu'un certain Bell avait inventé le téléphone, ce dernier se promenait par monts et par vaux et via cette paire torsadée qui a même fait encore récemment les beaux jours des usages informatisés. Jusqu'à ce que quelques inventeurs mettent au point de quoi transmettre des données sans la moindre liaison filaire. Aïe...!

Ainsi, de la 5G au satellite, sans oublier ni Bluetooth ni Wi-Fi, et en évitant pudiquement d'évoquer la fibre, ce fil de l'histoire semblait devoir s'interrompre tôt ou tard. Changement de tableau. L'avènement de l'automobile électrique rebat les cartes. Non seulement des millions de bornes devraient être connectées dans les années à venir, mais qui plus est, dans l'automobile, le moteur va lui-même devenir l'un des grands consommateurs de ce métal qui a fait la fortune de certaines régions *. Le renoncement pour des usages domestiques (chauffage, climatisation) ou d'entreprises aux ressources fossiles implique parallèlement un recours inévitable à une électricité qui va devoir être véhiculée dans des proportions sans commune mesure avec celles du présent (il restera à savoir comment la produire...)

Les perspectives pour le cuivre sont assez simples à énoncer : les spécialistes s'attendent à un doublement de la demande d'ici dix ans avec, bonne pioche pour les spéculateurs, des pénuries attendues -ou redoutées- dans seulement cinq ans. Voilà qui ne va pas simplifier la sécurisation des stocks comme des réseaux installées, déjà souvent exposés à des vols répétitifs, surtout si l'on ne souhaite pas voir trop d'intervenants dépossédés faire contre mauvaise fortune de drôles de bobines.

* Comme celle de la ville... d'Hitachi (oui, c'est bien celui-là) et sa région, au Japon. Attention, vous pourriez entrer dans une longue, touffue mais passionnante histoire industrialo-familiale...

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- TOUTE L'INDUSTRIE

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