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Ce n'est pas une idée en l'air mais bel et bien ce qui ressort de remarques d'architectes qui semblent même aller jusqu'à souligner certaines dérives moins écologiques qu'on l'imagine.

- DVSM, 14 décembre 2020. "Pour créer les meilleures maisons du futur, il suffirait de faire des maisons… comme avant." Voilà qui n'est pas la réflexion avancée par un original technophobe isolé, mais celle qu'en substance proposent des architectes d'outre-Rhin. Cette vision, qui reçoit semble-t-il un écho non négligeable outre-Rhin, s'appuie sur un constat. Les constructeurs se trouvent de plus en plus confrontés à des contraintes et des normes complexes et coûteuses, liées à des montées en puissance de mille et une facettes se voulant techno, sans que des résultats à la clé soient jugés, en performances ou usages, réellement significatifs. C'est en particulier le cas pour des stratégies supposées économiser l'énergie. Des équipements complexes, associés à des pilotages numériques plus ou moins connectés, selon ces spécialistes, ne font finalement pas mieux que "des maisons simplement conçues ni trop froides pour l'hiver, ni trop chaudes pour l'été". Un argument qui doit cependant tenir compte d'une spécificité de la construction en Allemagne, côté gros-œuvre. Pour l'habitat individuel, les pavillons sont en grande majorité et depuis plusieurs décennies construits avec des "parpaings" en béton dit cellulaire, léger (commode à manipuler pour les équipes de chantiers), et par nature assurant d'emblée une excellente isolation.* 

D'autres tendances risquent d'être également reconsidérées. Est-il totalement indispensable, et surtout dans quel but, d'imaginer de la connexion à tout va, depuis les pièces des maisons jusqu'à des quartiers entiers…? Pour les transmissions et le partage de données, les structures de réseaux actuelles apportent déjà des résultats corrects, qui se perfectionneront avec la technologie, dans un habitat plus ordinaire que sorti de la science-fiction. Pour le reste, si les techniques semblent ambitieuses, les usages qui peuvent en découler pourraient se révéler moins convaincants. Même les arguments sécuritaires ont du mal à être pertinents. La multiplication des systèmes d'alarme, par exemple, n'a pas empêché le nombre des cambriolages de suivre une courbe qui à ce jour reste ascendante**. Va-t-on vers des débordements dans l'infiltration techno des logements et des entreprises…? La question semble se poser…

*A la différence de ce qui se faisait majoritairement en France avec un "agglo de béton creux" (ou parpaings creux pour les profanes) non seulement pas le moins du monde isolant, mais pas même imperméable, d'où l'obligation de doublages pour lesquels, désormais, des budgets d'état (impôts) sont mis en œuvre. En outre, il faut rapprocher ce sujet des différences d'usages selon les pays. Outre-Rhin, il y a très peu de chauffage électrique (interdit dans le neuf). Le gaz domine, alors qu'il va prochainement être interdit en France, le mazout étant lui même promis à un avenir en déclin. 

** Elle a en revanche donné aux cambrioleurs la marche à suivre pour se perfectionner, avec le port de gants (empreintes et traces ADN), de masques (caméras), et des interventions très brèves, ne durant que quelques minutes, trop courtes pour que d'une manière générale, les forces de l'ordre puissent arriver sur les lieux d'un vol.

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- DEMANDE RÉFLEXION !
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