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Livre, musique, vidéo, cinéma, nul n'est épargné par le torrent des incohérences accompagnant les mesures du second confinement. Et les mauvaises humeurs se font entendre.

- DVSM, 3 novembre 2020. Si une démonstration de ce qu'est la cohérence devait être faite, le plus simple serait de se limiter à constater qu'elle ressemble énormément au contraire de ce à quoi les Français assistent. Des citoyens qui, sans doute estimés stupides par quelques uns de leurs éminents responsables, ont pourtant et à l'unanimité compris sans aucune difficulté que l'objectif du confinement est bien de réduire le plus possible les possibilités de contamination. Rares sont ceux qui n'auraient pas mesuré le côté sérieux de la situation, y compris à travers les difficultés d'un système de santé piégé par des insuffisances connues bien avant le déclenchement de la pandémie.

Ce but d'éradication des moyens de transmission du virus, dans une aggravation constatée dans plusieurs pays d'Europe (et outre-Atlantique) étant poursuivi avec la prise en compte de l'impératif de ne pas davantage détruire qu'elle ne l'est déjà l'économie, les mesures ne peuvent être que musclées, mais adroitement, avec une virtuosité extrême dans la cohérence. Dans cet exercice, les acteurs à la manœuvre se sont hélas lancés dans une sélection entre les univers où, selon une stratégie fort nébuleuse, des tris bizarres sont opérés dont la pertinence échappe par trop de facettes au plus élémentaire bon sens. Si les produits culturels sont loin d'être les seuls à pâtir de ces initiatives, ils sont assurément parmi les plus durement touchés, d'autant plus que, comme pour l'événementiel, les restrictions à l'activité s'y prolongent sur certains registres depuis le début de la contamination, fin février début mars.

"Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle" rappelle utilement le SNEP* , citant l'article 27 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Et d'apporter au débat que "en tout état de cause, la cohérence doit primer et qu’il n’apparaît pas plus dangereux de se rendre chez son disquaire ou son libraire que dans une boucherie-charcuterie, de même que le virus ne circule pas plus activement dans les rayons aujourd’hui fermés de la grande distribution que dans les autres."

De ce fait, "artistes, producteurs, auteurs, éditeurs, services de musique en ligne, demandent solennellement au gouvernement d’autoriser sans délai la réouverture de l’ensemble des magasins culturels (libraires, disquaires, etc.) et des rayons culture de la grande distribution, ce par une pétition en ligne qui est accessible en cliquant ICI.

Les premiers artistes signataires : Dominique A, Achile, Jeanne Added, Aldebert, Alice & Moi, Amadou & Mariam, Amir, Juliette Armanet, Ayo, Ben l’Oncle Soul, Benabar, Bigflo et Oli, Benjamin Biolay, Jane Birkin, Mathieu Boogaerts, Dany Brillant, Carla Bruni, Bertrand Burgalat, Cali, Calogero, Camille, Barbara Carlotti, Catastrophe, Cerrone, Chassol, Chien Noir, Etienne Daho, Vincent Dedienne, Flo Delavega, Vincent Delerm, Djadja & Dinaz, Malik Djoudi, Arielle Dombasle, Dr Yaro & La Folie, 21 Juin le Duo, Thomas Dutronc, Elams, Gaël Faye, Joé Dwèt Filé, Feder, Thomas Fersen, Patrick Fiori, Charlotte Gainsbourg, Adrien Gallo, Mr Giscard, Grand Corps Malade, Jean-Baptiste Guégan, H Magnum, Hervé, Jenifer, Camélia Jordana, Patricia Kaas, Kaky, Philippe Katherine, Keblack, Keen’V, Angélique Kidjo, Klon, Kyo, Claire Laffut, Bernard Lavilliers, Marc Lavoine, Lefa, Camille Lellouche, Léonie, Nolwenn Leroy, Dan Levy, Caroline Loeb, Louane, Clara Luciani, -M-, M Pokora, Christophe Maé, Maelle, Magenta, Soso Maness, Eddy Mitchell, Mowdee, Yael Naim, Aya Nakamura, Naps, Naza, NTO, Ofenbach, P.R2B, Léa Paci, Florent Pagny, Polo&Pan, Pomme, Noé Preszow, Eddy de Pretto, Oxmo Puccino, Gaëtan Roussel, Natasha Saint-Pier, Gauvain Sers, Shaka Ponk, Victor Solf, Soprano, Alain Souchon, Selah Sue, Süeür, Suzane, Antoine Tamestit, Tayc, Tiitof, Vianney, Vitaa, Christophe Willem, Woodkid, Zazie, etc.


Les premiers organismes signataires : Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP), Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI), Syndicat national de l’édition (SNE), Chambre syndicale de l’édition musicale (CSDEM), Fédération des éditeurs de musique indépendants en France (EIFEIL), Syndicat des éditeurs de service de musique en ligne (ESML), Fédération nationale des labels indépendants (FELIN), Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (FICAM), Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM), Société civile des auteurs multimédia (SCAM), Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), Syndicat des musiques actuelles (SMA), Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles (SNES),  Société des producteurs de phonogrammes en France (SPPF), Tous pour la musique (TPLM), Les Victoires de la Musique etc.

* Syndicat National de l'Edition phonographique.

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- A cause du virus...
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