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De la 4G pour l'ami Pierrot à un saxophone qui ne manque pas de souffle, voilà enfin des nouvelles qui permettent d'oublier un instant les violences et la contagion. Entr'acte...! 

- DVSM, 22 octobre 2020. Fatigués de ces projets et développements un peu trop concrets au pouvoir de fascination laminé…? C'est pardonnable, mais les raisons de désespérer soudain se dissipent. La petite folie des inventeurs, celle qui nourrit les rêves, est de retour. Non dans des visions futuristes, mirages qui s'oublient tant leur immatérialité transpire, mais dans du concret palpable et même vendable. Encore que le vendable sur notre satellite naturel soit à conjuguer dans une projection un peu futuriste.

Depuis quelques jours, la chronique s'extasie sur le projet partagé par Nokia et la Nasa. Il consiste à construire un réseau 4G sur… la Lune. Réseau dont il est précisé qu'il peut évoluer pour se convertir à la 5G. Se cantonner à ironiser en évoquant les boutiques d'opérateurs proches de la Mer de la Tranquillité, ou le nombre d'abonnés en pourcentage de la population locale est trop facile. Deux entités qui sont d'essence sérieuse et dont l'une a déjà envoyé à plusieurs reprises certains de ses éminents collaborateurs sur ce voisin spatial qui nous tourne autour ne se lancent pas dans une telle aventure sans quelques bons alibis. Ce territoire aimé des poètes a aussi des ressources, et la population locale a de bonnes chances d'y apparaître petit à petit, pour l'exploitation de ces trésors célestes. Pour des perspectives techniques concrètes et utiles à tous, l'initiative n'a donc rien à voir avec les rubriques chères au premier jour du mois d'avril. C'est aussi une étape historique. Après s'y être rendu pour découvrir et explorer, l'homme commence à concevoir des infrastructures, un peu comme on viabilise des terrains avant d'y installes habitations et activités.

Du Japon, vient de parvenir une nouvelle d'un genre très différent, et quand même d'une portée justifiant le qualificatif de révolutionnaire. Tenez-vous bien : le saxophone numérique est né. A elle seule, cette information peut suggérer bien des commentaires. "Cette innovation est à couper le souffle…!" ou "En osant une telle création, Yamaha ne manque pas d'air(s)…!" Attention, côté musique, la firme japonaise, numéro un dans le domaine des instruments de toutes catégories, n'a cependant pas pour habitude de se lancer dans des innovations gadgets ou cataloguées dans les farces et attrapes. Son saxophone, référencé YDS-150 (à vendre dès la fin de ce mois d'octobre sous étiquette à moins de 900 euros), repose sur des techniques très performantes, bien établies et reconnues dans le monde des instruments à vent. Parmi les apports de la technologie, nombreux, la mise à portée des débutants n'est pas la moins importante. D'une part, il élimine la relative complexité que recèle toute tentative par un non initié de souffler dans bec pour en sortir un son. Et pour les néophytes, comme pour les musiciens qui répètent, il permet de modérer le volume du son sans en altérer la qualité. Les voisins en seront particulièrement reconnaissants.

Au-delà de ces détails très pratiques, la technique numérique ouvre la voie à des sonorités (styles) très variées. En utilisant des sons échantillonnés, 56 sonorités peuvent être obtenues dans les seuls registres des saxophones, et 73 autres issues de divers instruments de musique. Ergonomiquement, le musicien retrouve ce qu'il a l'habitude d'avoir sous les doigts avec un saxo classique. Et, comme on l'imagine, la firme a exploité son savoir-faire en termes d'acoustique électronique pour la diffusion. C'est une page qui se tourne, et va sans détour vers une diffusion plus large de la pratique musicale par le plus grand nombre.

 

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- INSOLITE...

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