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A vouloir saucissonner les enseignes en fonction d'idées plus ou moins pertinentes relatives à leurs activité et à leurs possibilités d'être ouvertes, ce pour dessiner les contours du confinement, les autorités se sont aventurées sur un terrain bien chaotique. 

- DVSM, 30 octobre 2020. Depuis ce matin, a plupart des implantations du groupe FNAC-Darty sont ouvertes, conformément à ce qu'ont annoncé de ses représentants* dans quelques médias. Selon nos constatations, seuls les points situés dans des gares et des aéroports n'ont pas levé leur rideau de fer ce matin. Un choix extrêmement compréhensible. Outre le fait que ces magasins proposent des produits numériques, aptes au télétravail, entrant par conséquent dans la définition des commerces autorisés rester accessibles à la clientèle, ne pas leur permettre de travailler constituerait une véritable directive inacceptable. Et dont, probablement, la contestation serait défendable devant les tribunaux. Pourquoi ces établissements se verraient interdits, par leur mise en sommeil obligatoire, de proposer une offre de smartphones, de tablettes, de notebooks et d'accessoires, alors que les grandes et moyennes surfaces alimentaires n'en seraient pas privées..? Il en va de même pour d'autres GSS telles que Boulanger, But, Conforama et quelques autres, qui proposent aussi de tels assortiments, et qui d'ailleurs affichent également "ouvert" pour la plupart. FNAC-Darty se vante-t-elle d'une pseudo-désobéissance...,

Il reste que dans ce que l'on peut croire des restrictions d'ouverture, les intentions en hauts lieux n'étaient pas forcément aussi extensibles.** Quitte à ce que soit tenu prioritaire  l'objectif, qui est de limiter les risques de contagion, à l'exception de tout autre. De là naît l'inépuisable source de confusions possibles. Pourquoi se contaminerait-on davantage dans les rayons d'une GSS que dans ceux d'une GSA...? De très nombreux exemples de cas échappant à la logique ont été également soulignés. Ce cordonnier travaillant seul dans son échoppe exiguë peut-il être élevé au grade de "cluster", comme l'interdiction d'ouvrir son "établissement" le laisse supposer...? Selon quelles études aux conclusions incontestables peut-on établir la dangerosité des salons de coiffure en France, qui restent pourtant autorisés à travailler en Allemagne...?

La problématique soulevée dans ce second confinement ne fait finalement que souligner la périlleuse ambition consistant à tenter de bloquer un virus sans trop éteindre les braises de l'activité économique. Elle justifie le maintien du "travail", des entreprises -sens large- au secteur éducatif. Mais un pays au travail alors que la consommation y est sensiblement freinée ressemble à un "en même temps" peu réaliste. Tout comme éviter le plus possible les déplacements et les contacts entre individus afin d'anéantir les possibilités de circulation du virus. Comment éviter de courir deux lièvres à la fois...? C'est des réponses les mieux élaborées que dépend l'éradication de la contamination. Sans elles, c'est vers le double échec que l'on avance à grand pas...

* Qui ont peut-être suivi la tradition de "l'Agitateur", lequel ne manquait pas, jadis, d'initiatives spectaculaires hautement médiatisables -comme ces TVA réduites sur les disques, simulation en réalité par gommage d'une part notable de marge- qui avait valu à l'enseigne son surnom décalqué d'une relent de mai 68.

** Encore qu'un certain doute soit permis, dans l'analyse des nomenclatures, où les possibilités de doubles interprétations de manquent pas. À commencer par la notion de "première nécessité", et du caractère "essentiel" attribué à certains commerces, mais pas à d'autres. 

 

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- TOUT LE COMMERCE

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