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Presque 15 ans après l'abandon du soft originel, bien des choses ont changé pour un créneau qui s'est replié sur une clientèle de niche.

 

- DVSM, 2 septembre 2020. "Salut, me revoilà !" Comme une vieille connaissance partie depuis longtemps sans donner de nouvelles, la mouture 2020 de Flight Simulator surgit, au terme d'une gestation de presque une année, retour peut-être un peu contrarié par l'affection virale que tout le monde connaît. Du côté des observateurs "spécialistes", pas l'ombre d'un doute. La nouvelle version s'avère superbe, et d'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ? En une décennie et demie, il n'y a plus grand chose de commun sur le plan technique. Et il serait plutôt incongru de voir le moindre résidu d'un panorama technique de l'ère d'avant le smartphone, de Windows XP, d'avant YouTube, d'avant la TV4K, bref... d'avant ! Donc, le nouveau FS est à la hauteur de son époque, c'est bien le moins que l'on pouvait en attendre. (Ce qui n'empêche pas d'adresser des félicitations notamment au studio bien de chez nous pour son développement).

 

Mais pour le reste, ce n'est pas un autre jour, c'est carrément une autre époque, presque un autre siècle. Quand "vivait" commercialement les versions successives du FS de la grande époque, une fascination d'un large public pour l'avion était encore très présente, largement émoussée par la banalisation du transport aérien. Ce FS, qui fut longtemps le logiciel de loisirs le plus vendu, trouvait en outre sa place dans des linéaires très bien garnis en softs de loisirs en tous genres. Linéaires qui dans de nombreuses enseignes n'existent même plus, ni pour les logiciels d'ordinateur, ni pour la vidéo, ni pour la musique, du moins dans le contexte de cette lointaine époque. La dématérialisation n'est pas un vain mot. Des "monuments" de spécialisation, comme la célèbre "Boutique de l'Aviateur" du magasin Surcouf de l'avenue Daumesnil à Paris ont disparu, comme Surcouf lui-même, anéanti par une reprise aussi catastrophique qu'incompétente de la FNAC. La nature ayant horreur du vide, les vrais passionnés de simulation de vol se sont réfugiés sur d'autres titres qui vivent fort bien leur vie, dans leur sphère bien à eux (X-Plane...)

 

En outre, Microsoft tente une offre à deux facettes, celle dédiée au PC, qui d'ailleurs est à exploiter avec une configuration plutôt musclée, genre PC de joueurs, et celle pour la future nouvelle X-Box, certes performante, mais "seulement" console. Les premiers commentaires de ceux qui ont déjà testé ce nouveau FS sont unanimes: inexploitable si l'on n'a pas des notions déjà concrètes du vol vrai. Ce qui, pour un simulateur, est un atout, et même une condition absolument indispensable. Mais pour des joueurs...? Probablement surtout commercialisé en ligne, ce soft va soulever une autre problématique : comment gérer les accessoires, qui peuvent être complexes, onéreux, n'ayant que peu de rapport avec de l'accessoire ludique sourcé asiatiquement, idéal pour des consoles, inapproprié pour reproduire à la perfection l'action de commandes de Cessna ou de Boeing. Il y a moins d'inquiétudes concernant des ajouts (add-in) tels que des décors, avions ou infrastructures, qui seront facilement véhiculables en ligne. 

 

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- DEMANDE RÉFLEXION !

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