Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Alors que l'actualité présente oscille entre décisions municipales parfois consternantes et soucis graves de... vocabulaire, la tragédie des attentats de New-York rappelle ce qu'une crise peut provoquer sur le long terme.

- DVSM, 11 septembre 2020. Cela fera 20 ans l'an prochain que les avions piratés ont détruit des objectifs, faisant de nombreuses victimes. Sans revenir sur l'horreur, il n'est pas inutile, alors que la pandémie à plaqué au sol une part dominante du trafic aérien, d'avoir à l'esprit les suites de cet épisode épouvantable. Effrayés à l'idée d'être pris à leur tour dans un scénario du même ordre, les passagers, notamment sur le créneau touristique, ont mis plusieurs années à reprendre la voie des airs pour découvrir le vaste monde ou s'offrir quelques heures de plage au bout du monde. Les circonstances étaient très différentes. Mais l'impact pour les opérateurs aériens fut considérable, bien que nettement moins puissant que le quasi coup d'arrêt de 2020. Plusieurs crises ont été supportées depuis, dont celle du SRAS, en 2003, vécue comme un second coup agressif sur le même secteur, puis la crise économique de 2007-2008. 

Souvenirs : le 12 septembre, même année, au centre commercial de la Toison d'Or, dans la périphérie dijonnaise, s'inaugurait le magasin Planète Saturn, qui avait à son menu de présentation des images de films catastrophe, gratte-ciels détruits dans des gerbes de feu à l'écran, séquences émotion parfaites pour un home-cinéma devenant un axe produit plus que porteur. Menu qui fut bien sûr lourdement corrigé, en raison de ce qui venait de sa passer la veille. 

Quand le trafic aérien subit les conséquences de turbulences de cette importance, il n'est naturellement pas le seul à souffrir de la situation. Le monde des affaires se joint au tourisme pour entraîner des contacts moins fréquents, des marchés qui échouent, sans même évoquer les incidences directes sur des filières proches, telles que l’hôtellerie, et beaucoup d'autres). Le plus important dans la situation née de l'épidémie du coronavirus se situe pour l'heure dans la totale ignorance de sa durée. Les avis divergent, entre des experts qui voient déjà la fin de la contagion se profiler et d'autres démontrant qu'au contraire, elle a repris une progression vigoureuse. Les épreuves passées, qui furent malgré leur caractère gravissime plutôt ponctuelles, laissent entrevoir cette fois un retour à des rythmes normaux pour tous dans un avenir probablement très éloigné. Commerce, événements, industrie n'ont d'autre choix que de se configurer pour des saisons à vivre sur un rythme sans commune mesure avec ce qu'il est désormais permis de désigner par "le monde d'avant". Et en croisant les doigts pour qu'aucun autre accident de parcours ne vienne compliquer les choses. Mais n'est-il pas significatif d'observer que, pour la première fois depuis qu'ils avaient été commis, ces attentats du 11 septembre sont totalement absents ou presque des médias. Il n'en sera sans doute pas de même dans un an, chiffre anniversaire "rond". Voilà qui en dit long sur le ressenti de la crise du Covid 19. 

Anecdotique, et tellement compliqué. Une version toute neuve de Flight Simulator était en fin de gestation, à la porte des rayons. Un peu comme en ce 11 septembre 2020.  Avec des décors plus que jamais (pour l'époque) réalistes, dans lesquels figuraient les deux tours du World Trade Center. Et une question terrible chez Microsoft, l'éditeur : fallait-il les laisser, mais quelle vision cruelle pour les milliers de familles impactées par les attentats, ou les gommer, ce qui tendait à apporter une sorte de second réussite pour les terroristes... Aujourd'hui, la question ne se pose plus. Un nouveau World Trade Center a été édifié...

 

Tag(s) : #- A LA UNE, #- DEMANDE RÉFLEXION !

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :