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Si certains brillent par les quantités, à Cupertino, c'est la course à la valeur qui reste la priorité. Les récentes valorisations boursières en apportent la preuve.

 

- DVSM, 7 août 2020. Au nez et à la barbe de Samsung, pourrions-nous ajouter. Mais quel est donc le secret de l'équipe de Steve Jobs (disparu il y a déjà 9 ans) et de ses successeurs…? Une obsession, que d'ailleurs la firme californienne n'est pas la seule à cultiver. A la différence de bien d'autres, qui ne rêvent que d'être en haut des podiums en volumes de ventes, Apple travaille à préserver sa valeur, autrement dit, à faire en sorte que sa clientèle lui soit fidèle, et n'aille pas, pour quelques dollars de moins, voir ce qui se passe chez le concurrent d'en face. Pour cela, il faut des arguments qui dépassent largement le design ou la technologie (indispensables néanmoins). En matière numérique, ce qui compte est la cohérence et la continuité dans le software. L'univers Android ainsi que celui de Windows ont constitué depuis leur création des espaces "courants d'air", ouverts à toutes les perturbations concurrentielles, propices à des succès et des fortunes de marchés (comme les navires peuvent rencontrer des fortunes de mer). Outre les ruptures pour évolutions d'OS, elles-mêmes déclenchant de grands inconforts chez les utilisateurs, percevant dans ces manœuvres une obsolescence programmée bien réelle (largement plus réelle que sur les réfrigérateurs ou les lave-linge), en découle une dérive globale des offres vers les zones les plus bataillées, les entrées de gammes et promos faisant converger l'ensemble vers des profitabilités squelettiques. On a dans ce sens souvent observé les difficultés de Samsung pour équilibrer le segment de ses smartphones de haut-de-gamme, terrain sur lequel il marque Apple à la culotte (mais la constructeur coréen, solide fabricant de composants, a d'autres armes pour ne pas expédier ses équipes vers les restos du cœur.) Pour l'Américain, la fidélité est tout simplement orchestrée par l'indestructible arrimage en totale cohérence entre hard et soft, permettant la vie sereine de cet écosystème si souvent montré en exemple. Et dans lequel les mises à jour d'OS ne sont pas des perturbateurs mais des enrichissements, ne devenant gênants que lorsque les appareils commencent à avoir un peu de bouteille (bons pour un renouvellement en totale continuité), n'étant plus aptes à recevoir les nouvelles éditions d'OS.

 

Mais si Apple, qui vient ces derniers jours de renouer avec la plus forte valorisation boursière, et alors que s'ouvre aujourd'hui sa dernière implantation chinoise (photo), maintient sa bonne tenue, au moins un de ses compatriotes en fait tout autant. Elon Musk, avec Tesla, s'offre aussi à la corbeille une stature supérieure à celles de tous les autres constructeurs du monde automobile, alors que sa production, en nombre de véhicules, reste relativement marginale. Oui, mais à la corbeille, quelle que soit la place financière, la valeur ne mesure ni la facilité de se laisser télécharger de nouveaux OS ni la simplicité de recharge des batteries. Elle se construit exclusivement sur la confiance, celle des investisseurs qui permettent le financement de la suite, sûrs de voir celle-ci s'avérer profitable. C'est un peu "on ne prête qu'aux riches", mais riches de leurs méthodes, et non de leurs héritages ou de leurs gains au casino. CQFD…

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- TOUTE L'INDUSTRIE

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