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Alors que l'évocation d'une fin espérée du confinement occupe une place grandissante sur les ondes et les écrans d'infos, sa difficulté de mise en œuvre devient une hantise, qui hypothèque la tenue de maints événements pour encore plusieurs mois.

 

DVSM, 1er avril 2020. Vous aimez les photos de salons pleins de visiteurs ? Gardez-les, ce sont des souvenirs à préserver. L'entrée dans le confinement avait pour elle la simplicité. Personne dehors. "Point barre" ! En sortir apparaît désormais très logiquement comme une manœuvre incompatible avec une libération brutale et sans retenue, non méthodique. Outre la maîtrise de la phase aiguë de la crise, qui n'est pour l'heure pas encore d'actualité et ne semble pas pouvoir l'être rapidement, ce sont les conditions d'un retour à une situation normale qui deviennent de plus en plus complexes à imaginer. D'où des attitudes d'organisateurs variables, s'orientant malgré tout pour la plupart vers des reports très lointains, voire des annulations.

 

Dans cet océan d'incertitudes, faire un point très provisoire s'impose, pour les principaux rendez-vous de la saison. D'emblée, apparaissent des reports qui risquent de s'avérer eux-mêmes sujets à révision. Ainsi, la Foire de Paris (créée en 1904), qui devait se tenir du 30 avril au 11 mai, a été reportée en juillet, du 11 au 15. Dates qui dorénavant apparaissent à nouveau comme fragiles. Or, au-delà de la mi-juillet, on imagine mal une telle manifestation se tenant avant l'automne, si elle n'est pas simplement annulée.

 

La fin du printemps et le début de l'été sont des moments propices à des rendez-vous en tous genres, culturels, sportifs, etc. Le Festival de Cannes a d'ores et et déjà été annulé. Ce dernier a usuellement pour habitude de provoquer des embouteillages du ciel liées à  la concordance de calendrier avec le Grand Prix de Monaco qui, comme 7 autres courses de la saison de F1, ont été annulés. Même choix sans bavure pour le tournoi de tennis de Roland Garros. Mais des divergences de stratégies apparaissent. Le Grand Prix de France, en principe disputé au Castellet le 28 juin, reste dans l'expectative. Si,le Tour d'Italie (9-31 mai) a été sans bavure annulé, le Tour de France est aussi dans la balance. Son organisateur, ASO, reste muet sur le sujet. Mais son sort semble mal engagé, si l'on tient compte des difficultés qui risquent d'être encore présentes dans quelques semaines, lorsqu'un point de non retour sur décision deviendra incontournable. Pour une telle épreuve, il faut quelques semaines, 4 à 6 selon les spécialistes, pour que les coureurs puissent se préparer. C'est la facette la plus simple. Il faut y ajouter la capacité des équipes et des sponsors, pour une bonne part d'origines étrangères, à répondre présent, de même que pour les équipes couvrant médiatiquement l'épreuve, elles aussi originaires de pays très divers (le Tour est suivi dans de nombreux pays, y compris aux USA, qui ne font qu'entrer dans la phase très critique de la contagion). ASO et des partisans du maintien coûte que coûte de la course argumentent en mettant en avant le fait que le Tour représente une part dominante de la saison cycliste et de l'activité qui l'entoure, argument quelque peu nombriliste, car il en va de même pour tout le monde.

 

Les salons touchant à l'électronique et au numérique sont dans la même galère. La Photokina, qui devait tenter de se réinventer, du 27 au 30 mai, à Cologne, n'a pas pu échapper à une annulation pure et simple. Mauvaise pioche, pour un rendez-vous qui était déjà en questions existentielles profondes, suite au séisme qui a touché l'univers de la photo. Gamescom, dont les organisateurs ont mesuré le danger, opte pour une alternative plus ou moins discutable, une tenue en ligne aux dates prévues (25-29 août), laquelle ne sera pas reportée quoi qu'il arrive. Parallèlement, ses organisateurs observent minute par minute ce qui pourrait permettre de tenir quand même, physiquement, l'événement.

 

Qu'on ne s'y trompe pas, l'IFA est aussi dans l'interrogation la plus profonde. Prévu du 4 au 9 septembre, ce concurrent du CES fait d'ores et déjà l'objet d'annonces de précaution de la part de son organisateur (qui, au passage, n'échappe pas à cette manie devenant rengaine racoleuse consistant à affirmer un attachement à la santé de tous. Tu parles...). L'annulation raisonnable (et pourtant pas sans conséquence) du Mondial de l'Automobile de Paris donne à toutes ces hésitations un caractère suranné puisque ce salon majeur devait se tenir début octobre. Il existe pourtant des heureux et chanceux à la fois dans cette saison ruinée. Le Paris Air Show, pour les intimes "Salon de l'Aéronautique et de l'espace" ou encore "Salon du Bourget", qui ne se tient que tous les deux ans, début juin, n'avait pas de session en 2020. Une petite consolation pour l'aérien, secteur d'activité très sévèrement touché, lui aussi, par les conséquences de la pandémie. Et qui, par l'immobilisation de la presque totalité des flottes hors cargos, participe bien involontairement aux handicaps qui se dressent pour les organisateurs d'événements.

 

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