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Plus les pays vont mal, plus leurs pouvoirs sont menacés. Qu'adviendrait-il si, ici ou ailleurs, dans les conditions actuelles, des crises de régimes, des montées d'adrénaline ou pire encore venaient s'ajouter aux difficultés déjà rencontrées…?

 

- DVSM, 27 avril 2020. Pour l'heure, tout le monde tient bon. Ni Merkel, ni Johnson, ni Macron, ni Trump n'ont été menacés par quelque colère populaire. En Chine, l'autorité, que seule la courtoisie incite à qualifier à voix basse de totalitaire, ne s'est pas fissurée. Et pourtant, il suffit de songer aux événements encore très récents de Hong-Kong pour prendre conscience d'une probable fragilité. Pas celle des influences qui s'effritent doucement, mais plutôt celles des poutres que l'on croit solides et qui craquent subitement. Pourtant, sous toutes les latitudes, les calendriers poursuivent leur inlassable cheminement. A l'horizon, commencent à apparaître des lames qui pourraient se révéler scélérates. Ce sont celles des élections qui, dans les circonstances présentes, pourraient faire apparaître des expressions démocratiques inattendues. D'autant que les incontournables ambitions de carrières seulement justifiées par leur aboutissement peuvent ouvrir des voies royales à des acteurs sans aptitude démontrée à gérer quoi que ce soit, hormis dans l'art de se faire élire. Dans notre propre pays, avant la crise virale, quelques poêles sur le feu laissaient entendre un murmure tout autre que celui d'un lard en train de frire. Entre la vague des gilets jaunes et les très délicates réformes des retraites, plus d'une mauvaise humeur restaient tapies dans l'ombre. Pour toujours...?

 

Mais il y a plus redoutable, à travers ce que l'on peut qualifier de colères spontanées. Dans le confinement, rien n'a dépassé quelques échanges verbaux un peu excessifs. Mais avec des mesures variées, pas toujours populaires ou mal comprises, ou encore très inadaptées à certaines réalités, "à force" selon la formule familière, rien n'est jamais à exclure. Des esprits qui s'échauffent, un coup de sang mal contrôlé, suivi d'un autre et d'encore un autre, comme une étincelle dans une atmosphère explosive, un soleil un peu trop rayonnant combiné à des canettes un peut trop consommées, et c'est l'embrasement. Si quelques gendarmes ont démontré qu'ils pouvaient, postés à un carrefour assez fréquenté, contrôler les déplacements des quidams théoriquement confinés, on a vu aussi que des milliers de policiers très équipés ne parvenaient qu'avec peine à maîtriser partiellement des mouvements de black-blocks. Quant à certaines de nos banlieues, où les tensions sont déjà pratiquement de l'ordre du quotidien, comment être sûr que rien ne peut dégénérer.? Non seulement le virus nous fait vivre dangereusement, mais il n'est pas le seul…!

 

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- A cause du virus...

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