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Comme pour toutes les mesures réglementaires appuyées sur des seuils, il règne un brin d'idiotie dans leur concrétisation. Dans les grandes métropoles, l'impact de ce couperet sera soit cruel, soit contourné, et donc sans objet.

 

- DVSM, 29 avril 2020. Le souci, exprimé clairement par le Premier Ministre, est bien de limiter le plus possible les circonstances de nature à provoquer de grands courants de contagion. D'où cette précaution logique, consistant à éviter les grands rassemblements. Côté citoyens, nombreux sont ceux qui auraient préféré éviter toute contamination, "tout court". Ce qui ne semble pas possible, en l'absence de traitement et de vaccin. Dans les dispositions d'un début de déconfinement, viser les foules apparaît donc logique. Il y a toutefois une grande différence entre des dizaines de milliers de spectateurs réunis dans un stade ou pour un concert, et des chalands venus faire des provisions dans une galerie marchande. D'autant que dans un centre commercial de 20.000 mètres carrés, les risques de propagation virale "au mètre carré" ne sont pas réellement moindres que dans un autre, de plus de 40.000.

 

Parmi les arguments qui pourraient faire douter de la pertinence de ce seuil, figure le fait qu'il est facile de démontrer qu'un très grand centre disposant d'un grand nombre de cellules (et donc de magasins) permet mieux qu'un plus petit de répartir les consommateurs, et même, dans certains cas, peut laisser plus de place à chaque visiteur que dans une implantation moins grande. Les très grands centres commerciaux possèdent de surcroît des générateurs de trafic que l'on ne trouve pas, ou moins dans des lieux moins gigantesques, comme des zones de restauration ou des cinémas. Etablissements qui pour l'heure restent fermés, et priveront donc les malls de cet afflux de population.

 

Mais dans la région parisienne, comme à Lyon, Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse et leurs périphéries, vivent des concentrations commerciales sans lesquelles les approvisionnements des consommateurs deviennent compliqués. Pour en Ile-de-France, les Parly-II, Rosny-II, O'Parinor, Belle Epine, Evry-II, Vélizy-II, Carré Sénart, Créteil-Soleil, ou en province, Bordeaux le Lac, Chemin-Long (Mérignac ), La Toison d'Or (Dijon), etc… la liste est longue, les préfets vont avoir une bien lourde tâche en choisissant de permettre quand même les ouvertures, ou en préférant les maintenir dans l'interdiction. Avec à la clé les inégalités si, par exemple, deux centres relativement proches, mais dépendant de deux préfectures différentes, se voient appliquer des décisions divergentes. Quand un seuil existe, le risque de trébucher est toujours très présent.

 

 

Tag(s) : #- C'est l'info, #- TOUT LE COMMERCE

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