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Certains de nos contemporains ont d'une manière insistante cherché à imposer l'idée d'une bienfaitrice réduction de l'activité économique. Le virus leur offre un test grandeur nature, révélateur.

 

- DVSM, 25 avril 2020. Que n'a-t-on entendu depuis des années à propos de cette réalité du monde actuel, et de ses activités…? "Il faut en finir avec la course à la croissance !" "On ne pourra pas sans cesse viser ce toujours plus…!" "Tout cela n'est qu'une course au fric…!" Il n'y a pas que du faux dans ces formules devenues des rengaines. Mais toute tentation d'imaginer une stabilité, voire d'oser une réduction de la vie économique, est aussi la négation un peu aveugle de tout ce qui a été acquis grâce à ce comportement des humains. Et dans l'épreuve de la pandémie, apparaît soudain une réalité fort inquiétante. Après seulement 3 mois d'une réduction de ces activités, l'économie mondiale est d'ores et déjà durablement à genoux. Chacun constate que ses moyens de subsistance ne tiennent plus qu'à un fil, celui des aides d'états qui ne sont lancées qu'avec en perspective l'assurance que, progressivement, cette activité économique reprendra son rythme. Même la maîtrise du virus et de sa transmission dépend des dépenses possibles que la recherche, au sens le plus large, peut engager. Or, sans moyens économiques, point de recherche.

 

Il est d'ailleurs impératif de relativiser la vision des progrès accomplis grâce à l'économie dynamique, selon les régions du monde. Dans les pays développés, les conquêtes sont considérables. Le confort matériel est important (et pourtant, tous ne peuvent en bénéficier). Les droits sociaux apparaissent comme des miracles aux yeux de bien des terriens. Mais au regard de la liste des bienfaits qui pourrait être allongée presque à l'infini, d'autres peuples mesurent ce à quoi ils ont déjà accédé ou pourrons le faire, grâce aux rouages du commerce, des industries et de ce qui en découle. Nombreux sont ceux qui comptent bien améliorer des conditions de vie encore extrêmement rudimentaires. Les linéaires des enseignes occidentales, décrites par certains comme les symboles d'une société de consommation et de gaspillage habitent les rêves de près d'une moitié de nos semblables en ce bas monde.

 

Certes, cette montée vers des sommets toujours plus lointains n'est pas sans poser des questions majeures pour l'avenir. Dont une, bien réelle, "jusqu'où ?" La réponse anticipée à des niveaux un jour futur devenus extrêmes n'est pour l'heure certainement pas dans un renoncement, ne serait-ce que partiel, à ce que l'activité de tous procure, au prix de quelques inconvénients. Les très hauts niveaux de chômage dans lesquels l'épidémie de Covid-19 est en train de nous précipiter risquent de constituer une démonstration douloureuse de cette réalité.

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- A cause du virus...

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