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Alors que le baril dévisse doucement, passant à la baisse le cap des 26 dollars, la quasi panique qui se généralise dissimule-t-elle un péril encore plus grand que ce qu'estimaient les experts et les politiques...?

- DVSM, 18 mars 2020. Il suffit de songer à ce qu'était la situation il n'y a pas trois semaines pour nourrir une réelle inquiétude. Parier sur un baril de pétrole à environ 26 dollars (et à 22 billets verts dans les tractations à long terme...!) et alors que certains regrettaient de le voir stagner si bas, à seulement 70 dollars, relevait encore soit d'une psychiatrie dans l'urgence, soit de la certitude démontrée de devoir supporter un cataclysme planétaire majeur. Cataclysme qui semble être présent. La vie économique n'est pas faite que de consommation d'hydrocarbures, mais cette dernière est un parfait baromètre des états d'esprits. Et il n'est pas interdit de s'interroger à propos de la vitesse vertigineuse à laquelle, en quelques jours, des décisions d'une ampleur sans précédent ont soudain été prises en France, et dans de nombreux autres pays. L'Hexagone fait moins figure de cas isolé dans son retard pris par les autorités pour prendre conscience de la gravité de la contagion. Il n'est pas davantage le seul territoire à constater des manques de ressources, masques, gels antiseptiques, équipements pour les assistances pulmonaires. Il suffit de parcourir la presse étrangère, notamment européenne, mais pas seulement, pour constater que bien des défaillances sont aussi observées hors frontières. Si notre compétente ex-ministre a lâché quelques vérités démontrant une prise en considération insuffisante du problème, au niveau européen, une légèreté du même ordre est désormais officiellement admise.

Dès lors, un vieux principe qui souligne que la peur est toujours mauvaise conseillère se voit confirmer. Qui peut accorder le moindre crédit à des responsables qui, après avoir largement expliqué que rien de grave ne menaçait, s'époumonent à démontrer le contraire, mesures autoritaires à la clé...? Le tout noyé dans le brouhaha des spécialistes, médecins, professeurs, épidémiologistes, chercheurs et autres "sachants" qui égrainent des avis tranchés aujourd'hui encore souvent antagonistes. Côté économie, le mal est fait. On en serait presque à espérer que c'est bien face à une menace sanitaire dont la gravité dépasse tout ce qui était pressenti que ce joli fatras a été déclenché. Et non comme pour essayer de rattraper vite fait des nonchalances et prises de risques inconsidérées, ici pour corriger des loupés coupables dans l'organisation des moyens de défense, là pour tenter de rectifier les conséquences de stratégies découlant du sacrifice des précautions élémentaires pour ne pas compromettre quelques incertitudes politiques. Sur notre sol, qui peut croire qu'en 3 jours, un scrutin qui était présenté comme sans risque devient un événement exigeant un report de plusieurs mois...?

En cette journée, et alors que la cotation du brut s'affaisse de plus de 11% (au moment où sont écrites ces lignes), l'économie apparaît comme un quasi champ de ruines, que les responsables de Bercy veulent soutenir avec les fonds de l'Etat, donc ceux de la "contribution" des individus et des entreprises. Ces responsables seront depuis longtemps "rangés des voitures" quand les "contributeurs" en seront encore à éponger ce qui a peut-être été perdu dans la gestion hautement perfectible d'un phénomène provoqué par un voyou de virus. A moins que d'ici là, ce micro-organisme se soit illustré par un succès sans faute dans l'anéantissement d'une peuplade mal inspirée. Au fait, les mammouths seraient-ils tous morts non par les effets d'une glaciation, mais d'une atteinte virale...?

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- Eco-conjoncture

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