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Comme cela se pressentait, le prochain salon de l'automobile de Paris est vaincu par l'épidémie. Une annulation pas comme les autres.

- DVSM, 31 mars 2020. A plus d'un titre, l'effacement du Mondial de l'Automobile constitue un fait notable. D'emblée, son annulation qui semble acquise* démontre que les répercussions de l'épidémie débordent désormais nettement sur l'automne. Même si l'on peut espérer avoir franchi l'étape de la sortie du confinement aux dates auxquelles devait se tenir l’événement (de fin septembre au 11 octobre), les organisateurs butent sur deux obstacles majeurs. Le premier, dès lors presque anecdotique, n'est autre que les difficultés pour préparer ce genre de rendez-vous, dans la situation présente. Le second tient à l'état de l'industrie automobile qui est confrontée à la perte des ventes de millions de véhicules, trou béant dans les recettes ne permettant en aucun cas la moindre dépense autre que de... toute première nécessité.

Mais les dommages ne se limitent sans doute pas à ces points ponctuels. Le Mondial de Paris était il n'y a encore que quelques éditions le plus grand salon du monde en termes de visiteurs, toutes catégories d'événements confondues. Ses 1,2 à 1,5 million d'amateurs et de professionnels convergeant tous les 24 mois vers la Porte de Versailles commençaient hélas à être confrontés aux influences négatives affectant tous les grands salons dans le monde. Tentant en 2020 un renouvellement profond de sa formule, l'exposition risque de voir se porter un coup fatal, d'autant plus qu'au cours des prochaines saisons, les impératifs de redressement post-crise risquent fort de ne pas permettre à l'industrie de revenir rapidement à ce genre de communication.

Si les circonstances invitent à s'accommoder de ce chapelet de conséquences, le vent destructeur qui souffle sur ce grand moment parisien ajoute de surcroît un handicap non négligeable pour l'industrie automobile hexagonale. Disposer sur son propre sol d'un événement de cette sorte, qui plus est dans une capitale bénéficiant de l'une des plus grandes attractivités touristiques et culturelles de la planète, était un atout difficilement égalable (d'ailleurs bien trop peu utilisé, selon nous). Est-il définitivement perdu...? Seul, le temps le dira. Mais il est important de considérer que cela va bien au-delà des seuls soucis d'organisateurs de salons cherchant (très légitimement) à sauver leurs ressources. A l'heure où l'unanimité se faisait sur la nécessite essentielle de faire renaître en France des activités industrielles très amoindries depuis une vingtaine d'années, imaginer outils et solutions pour en redynamiser l'une des plus en vue ressemble à une grande priorité.

* Des formules de remplacement, plus simples, semblent à l'étude.

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- A cause du virus...

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