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Avoir envie, mais ne pas pouvoir... ou encore pouvoir, sans en avoir envie. Qui souhaiterait dépenser, pour quoi, ou pourquoi pas...? Chiffres à la clé.

- DVSM, 10 février 2020. Les intentions d'achats de nos semblables ne sont pas simples à décrypter, dans un chambardement global de la conjoncture et quelques bouleversements dans l'attractivité des produits. Les données récemment publiées par l'Observatoire Cetelem mettent en lumière des points importants, tout en soulignant des tendances dans les comportements qui ne vont pas en masse dans le sens d'une consommation soutenue.

Ainsi, serait-il facile de se sentir optimiste en constatant que 57% des individus ont envie de dépenser. Malheureusement, cette proportion se décompose en 10% de consommateurs qui estiment avoir les moyens de faire des dépenses, mais 47% qui déplorent ne pas en avoir les ressources nécessaires.  Ajoutons à ceux-ci 22% qui n'ont pas davantage les moyens de dépenser, et qui, de surcroît, n'en ont même pas envie. Au total, ce sont 69% des consommateurs dans l'Hexagone qui se placent hors de perspectives de dépenses (hormis celles de la vie quotidienne auxquelles nul ne peut se soustraire). Les événements successifs (tensions sociales en particulier), mais aussi l'évolution démographique (le poids des personnes plutôt âgées ayant moins d'envies et de besoins grandit) sont peut-être à l'origine de cette évolution, d'où émerge une plus grande prudence pour l’avenir. Si 29% des individus songeaient à accroître leur épargne en 2019, ils sont 35% à faire part de cette préférence pour 2020. Les attitudes face aux produits ne sont pas sans révéler aussi des réalités tangibles. Le tableau ci-dessous est riche d'enseignements.

 

 

 

La carte de l'évasion et des loisirs qui est de loin dominante est un point essentiel dans les envies de dépenser. C'est ce que met en lumière ce vaste tableau, dans lequel certains équipements de l'univers des biens électroniques et numériques font la démonstration d'un grave déficit d'attractivité. Les consommateurs ont deux fois moins envie d'un téléviseur ou d'un équipement hi-fi que d'un petit voyage touristique ou d'une sortie au spectacle. Le smartphone, qui fut la coqueluche des rayons durant des années n'est pas plus présent dans les motivations que les meubles, biens d'équipement que l'on ne change pas tous les ans... (A la différence des produits de l'électroménager, qui sont à remplacer impérativement quand ils défaillent.) Et que dire des appareils photo ou des consoles de jeu. Derrière ces données, les taux de possession élevés se dissimulent à peine. Qui aujourd'hui, n'a pas un smartphone, un téléviseur ou un moyen de faire des clichés estimé largement suffisant pour l'usage qu'on en attend...? Mais il faut aussi s'interroger sur la mise en oeuvre de l'attractivité de ces équipements, pour lesquels la distribution ne fait plus beaucoup d'efforts. Aurait-on les intentions d'achats que l'on mérite...?  

 

 

 

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- Repères et chiffres

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