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Le CES 2020 a brillé par l'atomisation des thèmes abordés, sans dissimuler totalement l'érosion des pôles d'intérêt qu'un trop grand mélange suscite.

 

- DVSM, 3 février 2020. Quelques semaines seulement après la fermeture des portes du CES 2020, les retours d'information se concrétisent. Si les organisateurs, et en particulier l'infatigable Gary Shapiro, patron de l'événement et président de la CTA* (que l'on voit sur notre photo, répondant à une interview de notre confrère Clément Lesaffre d'Europe 1) ne ménagent pas leurs efforts pour maintenir à flot un événement que les évolutions des technologies et des marchés bousculent, sa lente dérive reste faible mais devient perceptible. Si un jour, ce grand rendez-vous, comme beaucoup d'autres dans bien des domaines, venait à être remis en question, ils n'en seraient d'ailleurs nullement responsables. Doucement, la conviction qu'un visiteur public et surtout pro (c'est l'essentiel du visitorat du CES) venu pour les téléviseurs, la haute-fidélité ou d'autres univers de l'électronique de loisirs, n'a qu'un intérêt très modeste pour les brosses à dents se confirme. C'est ce que décrit avec toutes les précautions possibles Olivier Ezraty dans son dernier (oui, ultime) rapport. Cet observateur, dont le sérieux ne peut être mis en doute, a suivi avec minutie et pragmatisme les CES depuis 2006 et a rédigé pour chaque édition un volumineux et pertinent compte-rendu exhaustif au plus haut niveau (tous sont librement accessibles ICI). Il évoque cette cohabitation de thèmes très différents les uns des autres, et note l'absence de quelques acteurs, la considérant comme l'indice d'une érosion probable de la motivation de certains exposants. C'est une évolution à suivre.

* Consumer Technology Association, ex- Consumer Electronics Association…

 

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- Expos et salons

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